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Côte d’Ivoire: Vent de révolte des propriétaires de voiture qui accusent la douane de «brigandage d’Etat»

Pierre Alphonse Da
– Mercredi 20 Juin 2018 – Le communiqué de mesures de répression de la douane à l’encontre de propriétaires de voiture qui auraient été immatriculées frauduleusement a levé un vent de révolte, comme en témoignent les dizaines d’appels ou de courriels reçus entre mardi soir et mercredi.

Certains n’hésitent pas à dénoncer un « brigandage d’Etat ».

La plupart se demandent pour quelles raisons la douane traque les propriétaires de véhicules alors qu’en cas de contentieux, ou d’anomalie douanière, les cautions déposées sur des comptes séquestres par les transitaires servent à les régler.

Ils attirent notre attention sur le fait qu’en Côte d’Ivoire selon la loi, en tant qu’acheteur d’un véhicule, vous ne serez jamais en contact avec la douane mais avec un vendeur de véhicule, ou alors avec un transitaire si vous importez vous même votre voiture à qui incombera, et à lui seul, la responsabilité des procédures douanières.

On nous rappelle également qu’en tant que propriétaire, les seuls documents qui attesteront de la conformité de votre véhicule avec la loi ivoirienne à votre niveau seront la carte grise, la vignette et la visite technique et en rien, quelconque documents douaniers.

Aussi il est impossible pour le propriétaire lambda de vérifier, contrairement à l’époque des sms de vérification sous Laurent Gbagbo, si le véhicule qu’il achète ou qu’il a acheté a bel et bien été dédouané et à quel montant.

Fort de tout ça, la question récurrente qui nous fut posée fut est de savoir pourquoi la douane s’en prend aux propriétaires et non aux transitaires et leurs comptes séquestres.

Après investigations auprès de contacts dans le milieu douanier, il apparaitrait que de nombreux transitaires jouiraient du droit d’opérer sans avoir au préalable verser sur un compte séquestre leurs cautions obligatoire pour avoir le droit d’exercer, pouvant aller de 1 à X milliards selon le volume de tirage qu’ils opèrent.

Une piste qui ouvre sur l’interrogation suivante, est-ce que de ce fait, la douane pour ces recouvrements de recettes auraient jeté son dévolu sur les propriétaires de voitures qui pourtant, selon la loi, ne sont à aucun moment en lien avec elle?

Autre fait troublant la question de savoir comment la douane peut s’auto-saisir d’un contentieux qu’elle a elle-même crée sans prendre le risque d’être taxée juge et partie, à ce niveau d’interrogation, seule peut être l’inspection d’Etat pourrait après audit du processus douanier pourrait nous éclairer.

Par ailleurs pour que pareilles situations ne surviennent plus, certains de ceux qui ont eux-mêmes importé leurs véhicules ou des importateurs, ont exprimé la proposition suivante, que les taxes douanières soient réglées au guichet de banques agrées par l’Etat, estimant avoir été floués aussi bien par la douane que les transitaires.

Enfin nous retiendrons cette ironie lancée par un interlocuteur qui peut être résumera la situation. « Va-t-on demander des quittances de douanes des Sacs de riz et des boites de lait qu’on achète dans les supermarchés ? ».

Alors que les bruits de connivences de la douane avec une certaine presse pour monter ce qui pourrait peut être ressembler à une affaire sont de plus en plus forts, mardi soir dans un communiqué le directeur général de la douane, Pierre Alphonse Da,  annonçait des mesures répressives à compter du 1er juillet prochain à l’endroit de propriétaires aux frais de douane de leurs véhicules non réglés. Parmi ces mesures la divulgation de leurs noms dans la presse.
Mahoudi Innoncent

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site . Ivoire times n’est pas l’auteur de cet article.

 

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