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Côte d’Ivoire: Réaction du préfet d’Abidjan après les évènements de Béoumi, «Il n’y a pas dans nos gènes, une tendance naturelle à nous entretuer»

Vincent Bi Toh

– Vendredi 17 Mai 2019 – Les affrontements intercommunautaires survenus mercredi dernier à Béoumi (centre) et qui ont fait trois morts et une quarantaine de blessés interpellent les autorités dont le préfet d’Abidjan.

A travers une déclaration transmise, Vincent Toh Bi, appelle ses concitoyens à la vigilance, car selon lui, les événements dramatiques en cours dans certaines parties du pays et les affrontements intercommunautaires auxquels nous assistons doivent les interpeller dans le Département d’Abidjan.

Selon l’administrateur, il est inconcevable en 2019 que l’on continue de penser comme des Malinké, des Mandé, des Krou, des Akan, etc.

« Nos origines géographiques ou ethniques diverses sont une richesse pour notre pays. Elles ne peuvent ni ne doivent plus être utilisées comme des ferments de déchirements », indique-t-il puis de marteler. « Il n’y pas dans nos gènes, une tendance naturelle à nous entretuer. »

Pour M. Vincent Toh Bi, ce sont les discours, attitudes, nocivités entretenues, clichés, préjugés, qui empoisonnent la vie sociale et forment l’illusion que nous ne sommes nés que pour perpétuer nos idioties consanguines à l’intérieur de groupes culturels, dont nous devenons des prisonniers.

« Le Département d’Abidjan comprend tous les groupes ethniques de Côte d’Ivoire et toutes les nationalités de la terre. Ce Département est riche de cette mosaïque de langues et de cultures. C’est cette diversité productrice qui doit être entretenue », il. « C’est pourquoi il est toujours utile de rappeler la nécessité de préserver la paix sociale et le respect de nos différences mutuelles ».

Le préfet d’Abidjan rappelle que des affrontements sont survenus dans sa circonscription, et ayant conduit à des morts d’hommes. Mais en prévention et en réaction, il a actionné 4 niveaux d’intervention que sont :

« Le mécanisme sécuritaire : la mise en alerte des forces de sécurité en cas de survenance ou de menace de survenance de troubles ; le mécanisme judiciaire pour que tous les auteurs de troubles et de violence soient traduits devant les Tribunaux et que l’impunité ne favorise pas d’autres troubles ; le mécanisme administratif dans le règlement des problèmes de développement, de chefferie, de bien-être collectif et de protection des citoyens ; le mécanisme culturel car nos traditions recèlent en leur sein des antidotes pour résoudre n’importe quel type de crise », a-t-il relevé avant de souligner que tout ce qu’il a écrit au-dessus n’est que théorie et littérature si les populations ne mettent pas un peu d’Amour dans leur vie sociale.

« C’est cet amour qui nous fera voir l’autre non comme un Bété, un Baoulé, un Sénoufo, un Wobê, un Abron, un Malinké, un Agni, un Kroumen, un Gnamboua, un ouvrier, un cireur, un balayeur, un pauvre, un misérable, mais plutôt comme… une personne humaine faite de chair et de sang comme nous », a conclu le préfet du District de la capitale économique du pays.

Donatien kautcha, Abidjan

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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