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Côte d’Ivoire : Grève enseignants, des parents d’élèves invitent le gouvernement et les grévistes à donner une chance au règlement amiable

Des parents d’élèves ce mercredi à Cocody (Ph )

– Mercredi 20 Mars 2019 -Le secteur éducation formation est en proie à une grève depuis deux mois. Le spectre d’une année blanche plonge tout le monde dans le désarroi.

Certains parents d’élèves ont décidé de s’autosaisir du problème pour un retour à la normale.

Côte d'Ivoire : Grève enseignants, des parents d'élèves invitent le gouvernement et les grévistes à donner une chance au règlement amiable

Au cours, d’une rencontre qu’ils ont eu ce mercredi 20 mars 2019 à Cocody avec les membres de Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) et les enseignants grévistes, comme constaté sur place par , la plateforme des parents d’élèves pour une école de qualité en Côte d’Ivoire est montée au créneau pour protester contre la fermeture des écoles pour cause de grève.

« Après plusieurs semaines de négociations, nous sommes au regret de constater avec beaucoup d’amertume que la situation n’a pas évolué et que malheureusement cette grève a déclenché diverses actions du gouvernement et de personnes hostiles telles que les ponctions de salaires des grévistes. La suspension des salaires des grévistes, le gel des comptes bancaires des enseignants, l’arrestation, l’emprisonnement et divers actes de violence perpétrés contre plusieurs enseignants grévistes. Par la présente, nous parents d’élèves voudrions protester contre la fermeture des écoles pour cause de grève et marquer notre indignation face au déferlement de violence à l’encontre de nos enfants, dont le seul crime est d’avoir osé réclamer un droit garanti par notre constitution, en l’occurrence, le droit à l’éducation », a affirmé Césaire Kouassi, coordonnateur de la plateforme.

Aussi, ces parents d’élèves, qui déplorent la répression violente suivie d’arrestations d’élèves lors de la marche éclatée des 16 et 19 mars derniers, disent s’insurger contre le caractère disproportionné de la répression orchestrée par les forces de sécurité. Par ailleurs, les parents d’élèves invitent le gouvernement à changer de fusil d’épaule en vue de parvenir à une solution rapide dans l’intérêt supérieur de la nation.

Enfin, la plateforme à lancé un appel aux enseignants grévistes à privilégier l’intérêt de la nation lors des négociations avec le gouvernement en vue de donner une chance au règlement amiable de cette crise et contribuer à sauver l’année scolaire.

Assi Fulgence Assi, premier responsable de la FESCI s’est réjoui de la levée du mot d’ordre des enseignants du supérieur. Selon lui, il est plus facile d’anticiper une crise que de la régler. Le premier responsable de la FESCI, dressant le bilan de la marche du 19 mars, a révélé 35 cas d’interpellations d’élèves, étudiants et 7 blessés.

« Nous sommes en train de mener des démarches pour faire libérer nos camarades d’Abidjan. Quand à nos camarades des villes de l’intérieur, ils seront tous libérés ce jour même », a rassuré Assi Fulgence.

Pour Samba David, leader de la coalition des indignés, la stagnation dont souffre l’école ivoirienne en ce moment, relève d’un manque de volonté des gouvernants. L’ex prisonnier politique, qui n’étend pas démordre si rien n’est fait d’ici la semaine prochaine, s’est voulu plutôt clair.

« Nous allons rentrer dans la phase active des choses d’ici la semaine prochaine si les élèves, les enseignants ne sont pas libérés et que l’école ne reprend pas après les différentes négociations », a mis garde le président de la coalition des indignés.

 
 

Jean Chresus

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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