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Bédié tend un piège en Côte-d’Ivoire

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“Pour notre part, nous n’irons pas à la création d’un autre parti en dehors du PDCI. Nous sommes et nous demeurons dans le PDCI”. Tous ceux qui ont des oreilles l’ont bien entendu. Avec le RDR, le cordon ombilical est rompu. Aux irréductibles du Parti unifié encore membres du PDCI-RDA, Aimé-Henri Konan Bédié indique ainsi, par cette déclaration sans équivoque, qu’ils sont à la croisée des chemins.

Deux choix s’offrent à eux: ou l’auto-exclusion du PDCI-RDA s’ils participent au Congrès constitutif du Parti unifié le lundi 16 juillet 2018 ou alors le maintien au PDCI-RDA, s’ils font preuve de discipline et suivent le mot d’ordre du parti.

Le piège de Bédié, imparable, met les membres du mouvement, non reconnu au PDCI et baptisé “Sur les traces du président Houphouët-Boigny”, dans l’embarras pour leur avenir politique.

Ce sont des cadres du parti qui exercent, pour cette raison, de grandes responsabilités politiques et administratives. La plupart n’envisagent pas d’adhérer au RDR. Dans tous les cas, en voyant le traitement infligé aux “parachutés” et autres “opportunistes” de l’ex-rébellion armée, ils savent qu’ils ne seront pas les bienvenus.
Or, le parti unifié n’est rien d’autre que l’attelage conjoncturel d’une société-mère, le RDR, avec ses filiales ou succursales. Pour tout dire, la locomotive et ses wagons.

Si les cadres rebelles du PDCI-RDA vont jusqu’au bout de leur logique à l’effet de préserver leurs fonctions et privilèges du moment, ils perdent alors leur qualité de membre au parti.

Quelle sera leur porte de sortie alors que le préalable est de faire partie d’une formation politique qui se réclame du RHDP? Vont-ils engager une action en justice pour contester leur démission formelle après s’être volontairement mis en porte-à-faux ou procéderont-ils à la création d’un autre nouveau parti sans réel ancrage?
Dans un cas comme dans un autre, ils jouent gros et en même temps avec le feu. Et s’ils ne sont pas des “cabris morts”, c’est-à-dire des gens qui n’ont rien à perdre et qui ne craignent pas d’être des dindons de la farce, ils vont réfléchir par deux fois avant de prendre leur difficile décision finale.

F. M. Bally

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site connexion ivoirienne.

 

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