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Les passeports africains dans le classement Henley Passport Index 2018

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A l’image : les cinq premiers et cinq derniers pays africains dans le Henley Passport Index. | Crédits : Henley Partners

Société Afrique – Comme tous les ans, le cabinet Henley & Partners vient de publier son Passport Index. Celui-ci révèle que le passeport le plus puissant actuellement est celui du Japon. L’Afghanistan et l’Irak sont quant à eux exæquo à la dernier place. Entre les deux extrémités du classement, les passeports africains tentent de se faire leur place.

Le Henley Passport Index est une classification des passeports en fonction du nombre de pays qu’il est possible de visiter sans demande de visa préalable pour leurs détenteurs. Ce classement résulte des données fournies par l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) et du travail de recherche du cabinet Henley & Partners.

Les pays africains ne sont pas en reste. Néanmoins, le première nation africaine du classement, les Seychelles, ne figure qu’à la 25e place. En effet, ce passeport permet à ses détenteurs de voyager dans 152 pays sans contrainte de visa au préalable. La Somalie tient la dernière place du classement africain, avec la 105e place exæquo avec la Syrie. Vous pouvez consulter le rapport complet en cliquant ici.

 

Les Africains, personæ non gratæ en Afrique ?

Ce rapport détaillé permet de mettre en lumière la faiblesse des passeports africain. Cela intervient dans un contexte où les dirigeants et autorités souhaitent améliorer la circulation des ressortissants africains à l’intérieur du continent. Certes, le manque d’infrastructures touristiques, voies de communication et accès à l’information peuvent être des freins au développement du tourisme intracontinental. Néanmoins, le principal obstacle semble être les formalités contraignantes à effectuer.

C’est un des éléments régulièrement pointés du doigt par les populations. Elles reprochent notamment le fait qu’il est plus facile pour une personne détentrice d’un passeport des pays occidentaux ou asiatiques de se déplacer en Afrique sans visa. Il est par exemple plus simple pour un Canadien de voyager en Afrique, son passeport lui donnant accès à 36 pays sans demander de visa en amont. En revanche, un Togolais ne faisant pas de démarches au préalable, ne peut visiter que 27 pays africains. La situation inverse devrait être la norme, à la fois pour l’enrichissement culturel mais également le développement économique.

 

Les passeports africains seraient-ils plus puissants avec davantage de coopération intracontinentale ?

L’autre paramètre régulièrement pointé doigt est le manque de coopération intracontinentale. En effet, comme certains l’ont fait remarquer, le point commun des 5 meilleurs pays africains du classement est d’être tous membres de la SADC. Cette organisation (Communauté de développement d’Afrique australe) œuvre pour le développement économique de l’Afrique Australe. Cela passe notamment par une circulation des personnes facilitée au sein des pays membres et leurs partenaires.

Lever les obstacles administratifs pourrait permettre d’accélérer les investissements étrangers en provenance des pays voisins et autres États  membres d’une même organisation. Cette effervescence donnerait alors lieu à des partenariats économiques bénéfiques aux deux parties et un marché régional plus dynamique.

La faiblesse des passeports africains pourrait ainsi s’expliquer également par le manque de coopération à l’intérieur du continent. Plus que jamais, il incombe aux dirigeants de favoriser une véritable mobilité intra-africaine de leurs citoyens pour une meilleure mobilité des biens et des capitaux.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Ivoire Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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