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Les Africaines, championnes du monde de l’entrepreneuriat féminin

(APN) D’après l’étude « Women Entrepreneurship in Africa : a path to empowerment », présentée lors du Forum WIA à Marrakech par le cabinet Rolland Berger, les Africaines seraient les championnes du monde de l’entrepreneuriat féminin. En effet, l’Afrique possède le taux d’activité entrepreneuriale (TEA) le plus élevé au monde.

Les Africaines, championnes du monde de l'entrepreneuriat fémininLes Africaines, championnes du monde de l'entrepreneuriat féminin
© La Banque Mondiale

Le 27 septembre dernier, le cabinet Rolland Berger a publié une étude menée pour Women in Africa au sujet de l’entrepreneuriat des femmes sur le continent. Selon cette étude, 24% des femmes sur le continent africain sont impliquées dans la création d’une entreprise.

Une femme sur quatre ! Le continent se place donc champion du monde, loin devant les autres régions. En effet, il s’agit du TEA le plus élevé au monde, suivi par l’Asie du Sud-est où le même taux n’est que de 11%.

Les femmes africaines sont donc une réelle richesse pour le continent. Selon la même étude, en 2016 l’entrepreneuriat féminin a produit entre 12 et 14% du PIB africain, soit entre 250 et 300 milliards de dollars.

Cependant, il est important de préciser qu’il s’agit d’un taux disparate au sein du continent. En ce qui concerne l’entrepreneuriat féminin, on peut diviser le continent en deux, avec l’Afrique du Nord (Maghreb) d’un côté et l’Afrique subsaharienne de l’autre.

Au Nord du continent, le TEA se situe à 8% alors que la moyenne subsaharienne est évaluée à 26%. La différence entre les deux régions s’explique « car les femmes ont davantage accès à l’éducation dans le nord du continent. Elles ont donc plus facilement accès au marché du travail, et sont moins contraintes de créer leur propre entreprise pour avoir un emploi » précise Anne Bioulac, chercheuse pour l’étude. Par ailleurs, au sein de la zone subsaharienne, les pays dits « émergents » affichent les plus forts TEA.

L’entrepreneuriat est plus fort dans les pays les moins développés

Si cette disparité existe en fonction du développement des pays, elle reflète des réalités difficiles pour les femmes africaines.

« Nous avons constaté un fort taux de TEA dans des pays africains qui ne sont pas parmi les plus développés. Dans ces régions, les femmes sont souvent dans des situations compliquées : elles n’ont pas eu accès à l’éducation et ont des enfants à charge. Le marché du travail classique leur étant très difficile d’accès, créer son entreprise devient alors une nécessité, plus qu’un véritable choix » explique Anne Bioulac.

C’est pourquoi, suivant la même logique, les femmes entrepreneurs auront tendance à s’orienter vers des secteurs répondant à leurs besoins quotidiens tels que l’agriculture, l’éducation ou encore l’accès à l’eau.

Bien que ce taux élevé soit une fierté en terme de dynamique entrepreneuriale, il doit interpeller les autorités des pays africains quant à leurs responsabilité en termes de création d’emploi, d’infrastructures et d’accès à l’éducation.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Ivoire Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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