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Koumassi : Une retraitée de 80 ans tuée à coups de tessons de bouteille à son domicile

Sur ces terribles faits, nos sources informent qu’en début d’après-midi du dimanche 14 octobre 2018, la fille de la retraitée, comme elle en a l’habitude, joint sa mère. Mais ses nombreux appels téléphoniques n’aboutissent pas. L’octogénaire est injoignable, en dépit de toutes les tentatives visant à établir le contact avec elle. Ce silence est problématique pour la fille. Sa génitrice n’a pas cette habitude de se vautrer dans un silence inexplicable. Il n’y a quand même pas un seul jour, sans que les deux n’entrent en contact. Et comme sa mère vit seule, la fille craint fort que malheur ne lui arrive.

Alors, la jeune dame veut bien comprendre ce qui se passe. Mais il se trouve qu’elle est dans l’impossibilité d’effectuer maintenant même un déplacement en direction de Koumassi. Toutefois, elle croit avoir la solution pouvant lui permettre de savoir des nouvelles de sa maman. Elle joint donc S.F., un jeune homme habitant le quartier de sa mère, et lui demande d’aller voir au domicile de cette dernière. S.F. y fonce immédiatement. Nous sommes aux alentours de 14h.

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Une fois sur place, le garçon pénètre dans la piaule dont la porte n’est pas fermée à clé. Et là, la scène qu’il découvre est insoutenable. Dame K.A.T. est étendue, morte dans le salon de son appartement. Comme fou, le jeune S.F. s’éjecte de la demeure. Totalement en état de choc, il alerte la fille de la mémé, et lui fait part de la dramatique scène. Cela fait, il file au commissariat de police du 6e arrondissement où il explique tout.

Sous sa conduite, des flics se déportent au domicile de la défunte. Sur les lieux, ce que les agents des forces de l’ordre découvrent, les laisse eux aussi sans voix. Dame K.A.T. sans vie, couchée à même le sol, au salon, est entièrement dépouillée de ses vêtements.

Sur la cause de sa mort qui, toujours selon nos sources, se situe aux alentours de 5h du matin, celle-ci est loin d’être naturelle. La malheureuse a été tuée. Sauvagement en plus. En témoignent les nombreuses blessures ouvertes, observées dans son cou, au niveau de son oreille gauche, sur sa poitrine, à la mâchoire…Des blessures probablement faites par un objet tranchant. Notamment, par ces tessons de bouteille traînant au sol, près de la dépouille.

Mais apparemment, l’auteur de l’acte odieux ne se contente pas que de tuer la pauvre vieille femme, sans défense. Il lui a fait de « vilaines choses » d’abord, avant la mise à mort sauvage. Mais qui est ce criminel qui a pu faire ça à une pauvre vieille femme seule ? Un criminel qui, vraisemblablement, s’est par ailleurs employé à fouiller et à voler des biens à la victime. Le désordre dans lequel se trouvent toutes les pièces de la maison le démontre aisément.

En tout cas, au regard de certains indices, on apprend que le tueur ne paraît pas inconnu de la vieille K.A.T. Un individu à qui elle voue assurément une confiance aveugle, au point de lui ouvrir tranquillement sa porte. Un individu prétextant sans doute solliciter ses services, et à qui elle ouvre sa porte, malgré le jour qui se lève à peine.

Cette thèse est soutenue par le fait que la porte de l’entrée principale de la demeure de la retraitée ne présente aucune trace d’effraction. Une porte qu’on ne peut en plus ouvrir de l’extérieur, une fois qu’il y a déjà une clé introduite dans la serrure, depuis l’intérieur. Tout porte donc à croire que dame K.A.T. a ouvert la porte à quelqu’un, qu’elle connaissait bien, et qui, hélas, se transformera en cette aube-là, en son bourreau.

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Qui est donc ce « démon », auteur du crime crapuleux que la victime croyait naïvement être un ange, si tant est que c’est effectivement une de ses connaissances ? Les enquêteurs de la police mènent en ce moment leurs investigations, pour débusquer le tueur de la retraitée dont le meurtre plonge son entourage dans une profonde tristesse. Un entourage avec lequel elle entretenait, apprend-on, d’excellents rapports, et qui l’appelait affectueusement Mémé, pour les plus jeunes, et Avé Maria pour sa dévotion à la Vierge Marie.

Et que dire des enfants de la défunte ? Eux qui, dans la douleur, implorent les autorités compétentes, notamment le président de la République et tout sachant, à tout mettre en œuvre, afin que ce criminel soit arrêté. Certes cela ne ramènera pas la mémé à la vie, mais pour qu’ils puissent au moins porter leur deuil. Mais déjà, ce qui les rassure, c’est qu’ils ont la ferme conviction que leur maman, cette femme de foi qui passait une retraite paisible dans la prière, repose dans la maison du Seigneur.    

 

KIKIE Ahou Nazaire

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Infodrome ». Ivoire Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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