Home Faits divers Grand-Bassam/ la partie de baignade vire au drame: Un mort

Grand-Bassam/ la partie de baignade vire au drame: Un mort

Tout est parti de la célébration d’un anniversaire. Celui d’Alikl, jeune apprenant dans une structure de formation professionnelle (tapisserie et décoration intérieure) dirigée par Kaba Moussa, à l’avenue 16, rue 20 barrée. Pour cette célébration, Alikl veut mettre les petits plats dans les grands. C’est pourquoi, au lieu de Treichville, son lieu d’habitation, il délocalise cette fête, dans la zone franche de Grand-Bassam, à Vitib. On le voit, ce sont plus de vingt personnes qui sont conviées à cette fête qui se veut grandiose. On mange, on danse et on se jette à l’eau, au son des chansons en vogue. Il faut attendre à 22 h, pour voir arriver à la maison, les randonneurs. Pas eux tous, puisque Kourouma Ousman manque à l’appel. Est-il resté en route ? A-t-il continué le show ? Pis, tous les appels effectués à ce moment sur les numéros de téléphone d’Abobolais, restent sans suite. Le téléphone portable étant fermé.

Les amis d’Abobolais que M. Kaba interroge, soutiennent avoir interpellé le maître-nageur qui les a rassurés de ce que personne n’était restée, après leur départ. Mais, les amis d’Abobolais restent sceptiques, eu égard à la présence dans l’enceinte de la piscine, des habits et chaussures de leur ami. Sous la menace de ceux-ci, le maître-nageur feint de chercher, en se jetant à la piscine, pour remonter par la suite, pour expliquer n’avoir rien vu, ni un corps, encore moins un objet flottant.

On en est à ces supputations et incertitudes jusqu’au lundi matin où M. Kaba Moussa veut avoir le cœur net. C’est pourquoi, lui-même et trois autres personnes dont Alikl débarquent à Grand-Bassam, le lundi 16 avril 2019, à la piscine du Vitib où a eu lieu la célébration de l’anniversaire. Sur place, une dame leur explique que ce jour, personne ne travaille.

Cap est mis sur la mairie. Là encore, il n’y a rien. C’est ainsi qu’ils se résolvent à saisir le commissariat de la ville. À leur arrivée, un corbillard s’apprête à sortir du service de Police. C’est que ce corbillard repartait à la morgue, avec à l’intérieur, la dépouille d’Abobolais. Qu’est-il arrivé ?

C’est qu’après le départ, le dimanche , d’Alikl et de ses amis, le corps sans vie a été emballé dans un plastique noir et embarqué dans un taxi communal. Direction, la morgue. En cette nuit, lorsque le maitre-nageur et ses compagnons souhaitent placer le corps d’Abobolais à la morgue, les surveillants exigent la présence d’un médecin. Au moment où le maître-nageur négocie pour obtenir gain de cause, les surveillants font appel discrètement à la Police qui débarque sur les lieux.

Le maître-nageur explique aux flics qu’Abobolais est mort à la piscine. Lorsqu’il conduit les policiers sur place, il leur explique, dans la reconstitution des faits, avoir pris le corps sans vie flottant sur l’eau. À la suite de cette découverte, l’instructeur aquatique soutient avoir enlevé le corps. Vu les impacts et les blessures observés, le maître-nageur, le gardien des lieux, le chauffeur de taxi dont le véhicule a servi de transport du corps, ont été arrêtés par la Police, depuis le lundi 15 avril 2019.

De quoi est mort Abobolais ? Qu’a-t-il subi ? C’est la réponse à ces interrogations que la Police doit chercher, selon le Procureur de la République qui a donné des instructions fermes pour trouver les circonstances exactes de la mort d’Abobolais. Cela commence par une autopsie dont les documents afférents doivent être déposés le mercredi 17 avril 2019, au bureau du professeur Ettey.

M’BRA Konan

 

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Infodrome ». Ivoire Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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