Home Faits divers Crime : Il tue un conducteur de tricycle et emporte son engin

Crime : Il tue un conducteur de tricycle et emporte son engin

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N’Dri  Kouadio est, depuis le samedi 24 juin 2017, aux mains des éléments de l’adjudant-chef Yéo Mamadou Nicolas, commandant de la Brigade-ville de gendarmerie de Yamoussoukro. Et il devrait être déféré devant le tribunal de Toumodi, pour répondre de ses actes.

 C’est que, ce jeune homme, né il y a 26 ans, originaire de Logbakro, village de la sous-préfecture de Yamoussoukro, est accusé de vol, d’escroquerie et surtout de meurtre. A en croire des sources introduites, tout débute le mercredi 24 mai 2017, lorsque nanan Djaha Kouakou Germain, le chef de Djahakro, localité située en face de l’Inp-Hb, remet les clés de son nouveau tricycle à Coulibaly Moussa. Ce jeune mécanicien, âgé de 24 ans, Burkinabé, vivant à Djahakro, venait justement d’être choisi par le chef du village pour conduire cet engin, à des fins commerciales.

Mais les deux hommes ne savaient pas que le contrat n’allait pas durer plus d’un jour, par la faute de N’Dri Kouadio qui en a décidé autrement. Conformément à un plan plutôt diabolique. En effet, dès que Coulibaly Moussa arrive au petit marché de Môfaitai avec l’engin, il est vite abordé par N’Dri Kouadio Brozza. Ce dernier l’invite à l’accompagner dans son champ, pour transporter du bois de chauffe jusqu'au marché. Et les voilà en route, une fois le prix conclu. C’est avec empressement que le nouveau conducteur du tricycle prend la route de ce champ, situé à 8 Km de Kpoussoussou, un autre village non loin de Yamoussoukro. Quoi de plus normal, c’est un des premiers marchés décrochés par Coulibaly Moussa qui souhaite faire bonne carrière dans sa nouvelle profession, en contentant au maximum son employeur.

Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il avait rendez-vous avec la mort. En effet, une fois dans la broussaille, loin des regards indiscrets, Coulibaly Moussa est violemment assommé à coups de gourdin par N’Dri Kouadio. Le pauvre mécanicien tué, le meurtrier n’a plus qu’à se défaire de son corps et à rentrer tranquillement dans son Logbakro natal, où il présente le tricycle à ses proches et connaissances comme celui qu’il avait toujours promis d'acheter. «Je vous avais dis que j’allais m’acheter une moto à trois roues. Voilà, c’est fait. Je viens d’en prendre une» ,répète-t-il fièrement. Mais des villageois se demandaient tout bas, comment ce jeune homme, sans profession fixe, pouvait-il s’acheter une moto aussi chère. Dès le lendemain, la gendarmerie informée de la disparition du conducteur de tricycle, mène des recherches.

Là, les gendarmes apprennent la nouvelle de la découverte du corps sans vie de Coulibaly Moussa. Très vite, l’adjudant-chef Kouassi Dongo et une équipe de gendarmes se rendent sur le lieu, pour les constats d’usage. Dans la foulée, N’Dri Kouadio est naturellement informé des recherches initiées par les éléments des forces de sécurité. Il décide de se débarrasser très rapidement de cet engin, devenu plutôt encombrant pour lui. Et c’est à Bouaké, qu’il trouve un preneur en la personne de Coulibaly Gouro dit N’Golo, à qui il explique qu’il est obligé de «liquider» le tricycle à 500 000 F Cfa. Ce, prétend-il, pour faire face aux soins médicaux de sa belle-sœur (l’épouse de son frère), victime d’un grave accident de la circulation.

Mais des jours après l’achat de la moto, et après avoir attendu en vain d’entrer en possession des papiers de l’engin qu’il venait d’acquérir, Coulibaly qui avait perdu toutes les traces de son vendeur, saisit la gendarmerie de Bouaké, et fait part de ses inquiétudes par rapport à cette transaction. Vu que les références du tricycle correspondent bien à celui qui est porté disparu, l’engin est conduit à la brigade de gendarmerie de Yamoussoukro, où les recherches sont intensifiées pour retrouver le suspect N’Dri Kouadio. Ce dernier signalé du côté de San-Pedro, précisément dans un village du nom de Goh, y est appréhendé et extradé à Yamoussoukro, où il est remis l’adjudant-chef Yéo Mamadou Nicolas . C'était le jeudi 22 juin 2017.

 

Camille SIABA (Correspondant)


Source : L'infodrome