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Côte d’Ivoire-Burkina: le traité d’amitié "doit permettre d’accroitre le volume de nos échanges et renforcer la sécurité" (Ouattara)

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Le Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire « doit permettre d’accroitre le volume des échanges et renforcer la sécurité » entre les deux pays, a déclaré vendredi le président ivoirien, Alassane Ouattara, à l’ouverture de la 5e édition du sommet à Yamoussoukro, capitale politique ivoirienne.

« Le traité d’amitié et de coopération nous offre l’opportunité de nouer un véritable partenariat économique, commercial, mais aussi stratégique pour répondre efficacement à la menace terroriste et aux autres formes de menace transnationale » a déclaré M. Ouattara.

Le Burkina Faso « fait partie des dix premiers clients de la Côte d’Ivoire » avec « des taux d’échanges globaux en 2015 situés à 231 milliards de FCFA » contre « 290 milliards de FCFA en 2014 », a dit le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncun à l’issue d’un Conseil de gouvernement conjoint tenu jeudi à Yamoussoukro.

Selon M. Ouattara, le prolongement de l’autoroute Abidjan-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya (Centre-Nord burkinabè) et son prolongement jusqu’à Kambaho sont des projets qui auront « un impact considérable sur (les) échanges bilatéraux, sur la vie des populations et sur l’économie de (l’) espace sous régional commun ».

le traité d’amitié et de coopération devrait également « intégrer les questions sécuritaires » notamment « la lutte contre le terrorisme », a indiqué M. Ouattara.

« Face à la généralisation des actes terroristes, nous devons conférer à nos traités un volet de coopération sécuritaire renforcé et performant et œuvrer au renforcement des outils régionaux de sécurité collective », a dit le chef de l’Etat ivoirien pour qui, il faut « approfondir les échanges en matière de renseignement » entre les deux pays et les « doter d’une capacité de réaction et d’intervention rapide ».

La station balnéaire de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire a été la cible d’une attaque terroriste le 13 mars 2016, deux mois après une attaque similaire à Ouagadougou le 16 janvier 2016.

Le TAC a été signé le 29 juillet 2008 à Ouagadougou (capitale burkinabè) entre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et l’ex-chef de l’Etat burkinabè Blaise Compaoré après des années de vives tensions politiques nées du coup d’Etat manqué de 2002 qui a plongé la Côte d’Ivoire dans une décennie de crise.

ATI/LIB

abidjan.net