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Carlos Ghosn, le PDG de Renault écroué au Japon pour fraude fiscale et corruption

French President Emmanuel Macron with Carlos Ghosn at the Renault factory in Maubeuge, France on November 8 , 2018

Carlos Ghosn est actuellement en prison au Japon pour fraude fiscale. L’Etat français, qui détient 15 % de Renault, attend « des preuves » de sa culpabilité.

« Carlos Ghosn n’est plus en état de diriger le groupe. » Au lendemain de l’arrestation pour fraude fiscale au Japon du président-directeur général de Renault et président non exécutif de Nissan et Mitsubishi, le ministre de l’économie, Bruno le Maire, a demandé mardi 20 novembre une gouvernance intérimaire pour le constructeur automobile.

« Il faut une gouvernance intérimaire (…) puisque aujourd’hui M. Ghosn est empêché de diriger l’entreprise », a dit M. Le Maire, en précisant qu’il recevrait dans la matinée les représentants de l’Etat au conseil d’administration du groupe. M. Le Maire a ajouté sur Franceinfo que l’Etat, qui détient 15 % de Renault, n’allait « pas demander le départ formel de Carlos Ghosn en conseil d’administration pour une raison simple : nous n’avons pas de preuves. »

Un porte-parole de Renault a confirmé qu’un conseil d’administration se réunirait dans la soirée de mardi pour discuter précisément de la possibilité d’une direction intérimaire et, plus largement, de la gouvernance du groupe pendant la détention de son dirigeant.

Carlos Ghosn arrêté, un choc et des questions pour Renault-Nissan

Le créateur de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est détenu pour des soupçons de dissimulation de revenus. Cette arrestation plonge le groupe dans une zone de turbulences.

Ce n’est rien de moins qu’un « tremblement de terre », pour nombre d’observateurs et d’acteurs de l’industrie automobile. Carlos Ghosn, PDG de Renault et président non exécutif de Nissan et Mitsubishi, a été arrêté, lundi 19 novembre, par la justice japonaise en raison de soupçons de malversations.

Le parquet de Tokyo a confirmé mardi qu’il a été placé en garde à vue pour des soupçons de dissimulation de revenus. Nissan a annoncé la tenue d’un conseil d’administration dès jeudi pour démettre M. Ghosn de ses fonctions. Dans la foulée, Mitsubishi Motors a fait état d’une décision similaire, sans préciser de date pour la tenue du conseil.

L’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi peut-elle résister au départ de son fondateur ?

C’est la grande inconnue de l’éviction de Carlos Ghosn, véritable clé de voûte de cette alliance industrielle atypique puisque l’homme est encore président non exécutif de Nissan et de Mitsubishi, PDG du groupe Renault et président de Renault-Nissan BV, la coentreprise de droit néerlandais en charge notamment des achats communs. L’actuel directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, a annoncé qu’il proposerait jeudi au conseil d’administration du constructeur japonais la mise à l’écart de son président.

Mitsubishi a également annoncé lundi vouloir démettre M. Ghosn de la présidence du conseil d’administration.

Nos explications : Carlos Ghosn arrêté, un choc et des questions pour Renault-Nissan

Lemonde.fr

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