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Recherche scientifique et développement: Pr Achi Séka Antoine de l’ASCAD interpelle les gouvernants

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Défi scientifique en Afrique de l’Ouest : cas de la Côte d’Ivoire.Tel fut le thème de la conférence publique organisée par l’Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas africaines (ASCAD) le mercredi 31 mai à la salle de conférences du Conseil national de l’Ordre des architectes.

l'Objectif de cette conférence : informer, mais surtout interpeller les décideurs et l’opinion publique que la recherche scientifique est le moteur du développement économique et social. Comment expliquer le retard scientifique du continent ? L’Afrique de l’Ouest, notre pays en particulier, met-il en œuvre les programmes de développement appropriés ?, interroge d’entrée Professeur Achi Séka Antoine, le conférencier. L’universitaire va remarquer en général que malgré des efforts réels de nos gouvernements depuis l’Indépendance en matière d’éducation et de formation des cadres, le faussé scientifique n’a pas été bien comblé. La faute à des blocages sur le chemin de l’émergence scientifique, a-t-il analysé. Le délaissement des structures de recherches est selon lui la principale cause de ce retard. « La recherche scientifique est le dernier es soucis de nos gouvernants, signe que nos sociétés n’ont point évolué depuis », a-t-il regrettablement admis de façon générale en Afrique de l’Ouest.

Selon notre conferencier, l'émergence est une vue de l’esprit en l’état actuel des choses car l’objectif principal assigné au domaine de la recherche scientifique au lendemain de l’indépendance avec l’ouverture des premiers centres de recherche était de : « développer la recherche relative au domaine sociétal, économique et sociale, valoriser les résultats afin de contribuer au progrès de la nation ». De là, l’universitaire a en quelque sorte fait un petit historique de la recherche ivoirienne avant de relever les principales difficultés qui inhibent ses performances : absence de financement des travaux de recherche, insuffisance ou absence de chercheur, non-application des accords de coopération, un monde universitaire dépassé par les nouvelles technologies de recherches, etc…

En définitive, le message essentiel, en creux, de ce cours magistral est la constatation d’un échec prématuré, d’un faux départ dans la course au développement, à l’émergence, selon la notion à la mode. Sentiment conforté par la conclusion de l’universitaire : « Le développement de la science et de la recherche est indispensable face aux défis du développement ». Autrement dit, si développement, il doit y avoir, cela se fera avec « un engagement politique et financier fort envers le domaine de la recherche scientifique. À travers un effort de promotion de la créativité et de la transmission de la connaissance. L’université redevenir un lieu de critique et de remise en cause du savoir… »

CK

Source : abidjan.net