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Discours de Mme le Ministre lors de la cérémonie d’ouverture du séminaire sur les radios locales

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- Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Ministères ;
- Monsieur le Préfet de Grand-Bassam ;
- Madame et Messieurs les Préfets ;
- Monsieur le Maire de la Commune de Grand-Bassam ;
- Mesdames et Messieurs les partenaires au développement : Banque Mondiale, UNESCO, PNUD, FNUAP, Francophonie ;
- Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux, Directeurs centraux et Chefs de services ;
- Madame la Directrice Exécutive du FSDP ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions et Organes de régulations ; à savoir la HACA, l’AIGF et l’ARTCI ;
- Monsieur le Président de l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI) ;
- Monsieur le Président du Réseau des Radios des Régions et Communes de Côte d’Ivoire (3RC) ;
- Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux et Centraux ;
- Mesdames et Messieurs les Professionnels des Médias ;
- Mesdames et Messieurs les séminaristes ;
- Mesdames et Messieurs ;
- Honorables invités ;

D’emblée, je voudrais vous adresser à toutes et à tous, mes sincères remerciements pour avoir accepté de soustraire de vos précieux temps, aux fins de prendre part à la cérémonie d’ouverture du séminaire de ce jour sur les radios locales devenues un outil de communication de proximité incontournable en Côte d’Ivoire. Vos présences distinguées à cette cérémonie, à n’en point douter, ne peuvent que la rehausser.

C’est donc avec un réel plaisir que je préside cette cérémonie d’ouverture du séminaire sur les radios locales dont le thème est : « pour une radio locale plus viable, performante et accessible à tous ».

Mesdames et Messieurs,
Je voudrais exprimer en particulier toute ma gratitude aux partenaires au développement et aux responsables des agences du système des Nations Unies qui apportent notamment, leur appui technique et financier aux radios rurales locales et aux radios de proximité.

J’associe à ces remerciements, les autorités préfectorales qui dans leurs circonscriptions administratives respectives veillent au quotidien, au bon fonctionnement des radios locales et s’impliquent fortement dans la résolution des conflits qui naissent parfois entre le personnel de ces radios et leurs promoteurs.

Je n’oublie pas bien sûr les organisations socio-professionnelles que sont l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI) et le Réseau des Radios, des Régions et Communes de Côte d’Ivoire (3RC) qui, malgré leurs faibles moyens, contribuent incontestablement à la survie et au rayonnement des radios locales dans notre pays.

Mesdames, Messieurs,
Pour mieux cerner les enjeux du séminaire qui nous réunit aujourd’hui, il est bon de rappeler le contexte de la création des radios locales en Côte d’Ivoire. Les radios rurales locales qui sont une composante de ces radios locales sont nées de la volonté de l’Etat ivoirien de renforcer l’accès à l’information du monde rural et de promouvoir la communication de proximité à l’intérieur du pays.

Ainsi, à partir de 1995, sur les vingt-une (21) Radios Rurales Locales prévues initialement, sept (7) ont vu le jour respectivement à Tengrela, Bouna, Bin-Houyé, San Pedro, Adzopé, Bongouanou et Tiassalé. Cela, grâce au concours de l’Agence Internationale de la Francophonie (AIF) et de la Banque Mondiale à travers son Programme National d’Appui aux Services Agricoles (PNASA). Les (14) radios restantes n’ont pas pu être créées, faute de moyens de financement.

En sus des (7) radios rurales locales précitées, on dénombre à ce jour cent quarante-deux (142) radios de proximité qui participent elles aussi à mieux informer les populations ivoiriennes. Comme on peut le constater, la libéralisation de l’espace audio est une réalité en Côte d’Ivoire ; celle de la télé devrait suivre bientôt.

Comme le Président de l’URPCI, je note aussi que les radios locales rurales et les radios de proximités sont confrontées à d’énormes difficultés aux plans humain, matériel, financier et institutionnel.

En effet, non seulement ces radios sont animées par un personnel en majorité recruté sur le tas et ne bénéficiant d’aucun statut, mais aussi, elles sont dans un état d’obsolescence avancé et disposent de peu de moyens financiers. Tous ces problèmes sont de nature à compromettre le bon fonctionnement de ces radios dont tout le monde reconnaît la grande utilité.

Les programmes variés et adaptés aux besoins et aux attentes des populations locales qu’elles diffusent en sont les témoignages les plus éloquents. En un mot, ces radios locales sont de véritables canaux de sensibilisation et de mobilisation des masses et des vecteurs de promotion de la culture des terroirs.
Mesdames et Messieurs,
La radio, faut-il le souligner, est le média le plus accessible, le moins coûteux et le mieux adapté quand il s’agit d’atteindre les communautés les plus isolées ou les populations les plus défavorisées, notamment les analphabètes, les handicapés, les femmes et les jeunes.
La radio est donc par excellence, le moyen privilégié pour chacune et chacun, quel que soit son niveau d'éducation, de prendre part au débat public.

Ce faisant, les radios locales constituent de formidables relais de la radio nationale et de Fréquence 2 en matière d’information et de communication.

Mesdames et Messieurs,
Conscient de cela, le Président de la République, Son excellence Monsieur Alassane OUATTARA, alloue chaque année au Fonds de Soutien et de Développement de la Presse (FSDP) une dotation budgétaire conséquente afin de soutenir les entreprises de presse, les radios privées non commerciales et les organisations professionnelles de média. C’est dans ce cadre que l’URPCI a pu bénéficier de matériels et de séminaires de renforcement de capacités.

Mesdames et Messieurs les Participants,
En raison de la place prépondérante des radios rurales locales et des radios de proximité dans la vie quotidienne de nos populations, je vous invite à mettre les trois jours du présent séminaire à profit pour poser un bon diagnostic des maux dont souffrent ces radios et proposer les remèdes appropriés, que dis-je, les solutions idoines dont la mise en œuvre en fera de véritables outils de développement local.

Autrement dit, je suis persuadée qu’au terme des travaux en commissions portant sur les thématiques liées au statut et cadre organique, aux mécanismes de financement durables, au contenu éditorial et à la grille de programmes, ainsi qu’aux moyens techniques et couverture, vous saurez faire des recommandations pertinentes en plénière.

Pour ma part, je m’engage à amener l’ensemble du Gouvernement à faire siennes les résolutions qui seront issues du présent séminaire, en vue de rendre nos radios rurales locales et nos radios de proximité plus viables, plus performantes et plus crédibles.

C’est sur cet engagement que je déclare ouvert le séminaire sur les radios locales avec pour thème « pour une radio locale plus viable, performante et accessible à tous ».

Par anticipation, je vous souhaite de bons travaux.

Je vous remercie.

abidjan.net

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