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Côte d’Ivoire : L’ ONU demande la mise en place d’une armée professionnelle !

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Les derniers bruits de bottes en Côte d’Ivoire ne rassurent personne, même pas l’ ONU. La représentante des Nations Unies dans le pays, Mme Aïchatou Mindaoudou a exhorté les dirigeants ivoiriens à la mise en place d’une armée professionnelle.

Il faut dire qu’après les dernières mutineries qui ont secoué le pays, la Côte d’Ivoire est de nouveau considérée comme un État à la stabilité très fragile. Mme Aïchatou Mindaoudou, qui disait que les derniers événements n’enlèvent rien à la stabilité du pays, a quand même envoyé un message diplomatique franc aux autorités sur la nécessité de trouver des solutions définitives et durables aux actuels problèmes.

Elle déclarée dans une publication de la mission qu’elle dirige : « Certains éléments des forces armées se sont mutinés en janvier pour réclamer des émoluments et l’amélioration de leurs conditions de vie. D’autres éléments appartenant à la gendarmerie, aux gardes pénitenciers, aux pompiers ont tenté de suivre le mouvement en formulant les mêmes revendications. Ces mutineries ont révélé que des efforts doivent encore être faits pour l’amélioration des conditions de vie des soldats et la mise en place d’une armée professionnelle. »

Pour la patronne de l’ ONUCI (Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire), il est tant que les autorités d’accélèrent la mise en oeuvre de la loi de programmation militaire 2016-2020. Celle-ci prévoit de réformer l’armée ivoirienne pour apporter une solution définitive aux différentes difficultés. « La mutinerie de janvier est semblable à celle du 18 novembre 2014. Les modes opératoires étaient similaires, les revendications étaient similaires, les deux situations ont été résolues de la même manière à travers un accord négocié », dit-elle avant de faire remarquer qu’aucun « militaire n’a été sanctionné pour insubordination. L’application des dites lois est donc essentielle pour la transformation du secteur de sécurité y inclus les aspects relatifs au professionnalisme et à la responsabilité. »

La Côte d’Ivoire est revenue au devant de l’actualité à cause des mutineries de soldats de l’ancienne rébellion à Bouaké. 8400 éléments réclamaient 12 millions de FCFA de prime chacun. Plusieurs militaires et gendarmes se sont par la suite mutinés avant que les Forces spéciales basées à Adiaké n’entrent dans la danse en réclamant 17 millions de FCFA tête pour 2600 de leurs éléments.

Même si le Gouvernement du président Alassana Ouattara a pu ramener le calmer, il plane sur le pays le risque de voir d’autres forces de l’ordre revendiquer elles aussi des primes. La patronne de l’ ONU sur place souhaite donc une anticipation du gouvernement avec des solutions durables.


Source : Africatime CI

Africatime CI

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