Bouaké se réveille dans le calme après l’accord signé entre les mutins...

Bouaké se réveille dans le calme après l’accord signé entre les mutins et le gouvernement

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Bouaké - La ville de Bouaké (Centre, 335 km au nord d’Abidjan), fief de l'ex-rébellion ivoirienne, s’est réveillée pour la première fois après neuf jours de tension et de tirs nourris dans le calme et la quiétude, suite à un accord conclu après de longues négociations vendredi de 14 H à 22 H entre les soldats mutins et la ministre ivoirien auprès du Président de la République chargé de la Défense, Alain-Richard Donwahi.

Les populations heureuses de l’aboutissement des négociations ont renoué avec les activités commerciales, l’ouverture des marchés et de certains magasins espérant ne plus vivre de telles situations à Bouaké. « Nous ne voulons plus subir ce cauchemar ici à Bouaké », a fait savoir Abdoulaye Traoré, un chauffeur de taxi tout heureux au volant de son véhicule.

« Nous remercions le Président de la République, homme de paix, pour la prise en compte des revendications des mutins », a déclaré un commerçant qui a dénoncé l’attitude des mutins qui, a-t-il dit, ont fait du tort aux populations au lieu de les protéger.

L’accord approuvé par un groupe de militaires qui revendiquaient des primes, l’amélioration de leur salaire et leurs conditions de vie et de travail invite les soldats à regagner leurs casernes, sans plus de détails.

Les négociations initialement prévues pour se tenir au centre culturel Jacques Aka de Bouaké ont débuté dans le calme à 14H30 à la résidence du préfet de la région de Gbèkè avant de connaître une phase d’achoppement après quatre heures de discussion sur le montant des primes. Les mutins en colère ont demandé à la presse autour de la résidence de quitter les lieux puis ont fait tonner plusieurs tirs nourris jusqu'à 22H.

Le ministre chargé de la Défense, Alain-Richard Donwahi, était accompagné à Bouaké par le nouveau chef d’État-major général des armées, le général de division Touré Sékou et du commandant supérieur de la gendarmerie, le général de brigade Nicolas Kouakou.

nam/cmas

abidjan.net

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