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Après la vague de grèves: Ce que risquent les fonctionnaires et enseignants

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Une quinzaine de syndicats du primaire, réunis au sein de l’Intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire (Isepp-ci), ont observé une grève, du 7 au 11 novembre 2016.

Il en a été de même pour la Plateforme nationale des organisations professionnelles  du secteur public de Côte d’Ivoire, du 8 au 10 novembre 2016. Aujourd’hui, l’heure est au bilan. Et si ces deux structures peuvent se frotter la main, pour avoir réussi leur coup, leurs militants courent des risques de sanctions pécuniaires et disciplinaires.

De fait, selon un expert en Droit de travail  que nous avons joint, par téléphone, le mardi 22 novembre 2016, et qui a strictement requis l’anonymat, le raisonnement de l’Administration,  c’est que le traitement étant mensuel, toute grève qui intervient, avale le salaire, sauf les allocations familiales. ‘’ C’est ainsi que sous Hubert Oulaye, il y a eu des grèves de deux semaines et moins, et des grévistes ont perdu tout leur salaire. Mais du temps de Gnamien Konan, il y a quelques mois, des ponctions ont été faites au prorata des jours non travaillés.

Et puis il faut savoir que le salaire est la rémunération du travail effectué. S’il n’y a pas de travail, il n’y a donc pas de salaire. Et puis les autorités disent que ces dernières grèves sont illégales. La balle est donc dans leur camp'’, nous a appris l’expert.

abidjan.net