Côte d'Ivoire: le procès de Simone Gbagbo à nouveau reporté à jeudi

Côte d'Ivoire: le procès de Simone Gbagbo à nouveau reporté à jeudi

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Le procès pour crimes contre l’humanité de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo a été de nouveau reporté à jeudi pour permettre au bâtonnier de présenter à la Cour la liste des avocats commis d’office pour assurer sa défense après le retrait de ses conseils, a constaté mardi l’AFP.

A peine ouverte, l’audience a été suspendue par le juge Boiqui Kouadjo « jusqu’à jeudi, le temps pour permettre au bâtonnier de produire la liste des avocats.

« Nous sommes avancés dans les pourparlers et je pense que deux jours sont suffisants pour nous permettre d’apporter une solution adéquate à l’attente de la Cour », a déclaré à la presse le représentant du bâtonnier, Me Luc Adjé.

Fin novembre, Me Ange Rodrigue Dadjé, l’avocat de l’ex-Première dame, avait quitté la salle d’audience pour protester contre l’attitude du tribunal qui a rejeté la demande de la défense qui exige depuis des semaines la comparution de nombreuses personnalités de la crise ivoirienne.

Parmi les personnalités que la défense veut voir à la barre: l’actuel président de l’Assemblée nationale et ancien chef de la rébellion Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou et l’ex-chef de l’armée, le général Philippe Mangou.

Mme Gbagbo est jugée depuis le 31 mai pour son implication présumée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier favorable à Alassane Ouattara, le rival de son mari à la présidentielle de novembre 2010, et pour sa participation à une cellule qui organisait des attaques menées par des milices et des membres des forces armées proches du régime.

Ces crimes ont été commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en cinq mois dans le pays après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Simone Gbagbo purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », prononcée en 2015.

Africatime CI

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