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La BAD approuve 67 milliards de FCFA pour financer le projet agro-industriel de la région de Bélier

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Abidjan, Côte d’Ivoire, 25 janvier 2017 – La Banque africaine de développement (BAD) appuiera le Projet de Pôle agro-Industriel dans la région du Bélier en Côte d’Ivoire avec deux prêts et un don d’un montant total de 67 milliards FCFA approuvés par son Conseil d’administration le 25 janvier 2017 à Abidjan.
Le projet vise à contribuer à l’émergence d’un pôle agro-industriel dans la région du Bélier à travers une dynamisation des filières agricoles porteuses (riz, maïs, manioc, légumes, porcine et poisson) et une implication accrue du secteur privé, des jeunes et des femmes, pour assurer de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au pays.
« Le projet ambitionne d’assoir les conditions préalables à l’émergence d’un pôle agro-industriel au centre du pays, comme premier agropole pour transformer et moderniser l’agriculture ivoirienne, » a affirmé M. Janvier Litse, Directeur Général, Région Ouest.
Il concerne la Région administrative du Bélier et le District autonome de Yamoussoukro, une zone jadis prospère, qui connait un déclin économique depuis trois décennies, malgré le potentiel important dont elle dispose.
Située à environ 200 km au Nord d’Abidjan, la zone du projet abrite environ 702.000 habitants et couvre une superficie de 11.695 km2, avec une densité moyenne de 60 habitants/km2. Deux personnes sur trois de la Région vit avec moins d’un dollar par jour (le taux de pauvreté y est de 61,8% contre 46,3% au niveau national).
L’intervention se justifie non seulement par le niveau de pauvreté élevé mais aussi par la nécessité de redynamiser la Région autour de la capitale administrative qui était jadis prospère, et qui subit actuellement un déclin économique, notamment en raison de l’insuffisance d’investissements, lié à la crise socio-politique des années 2000.
Il s’agit donc d’une intervention urgente pour contribuer à l’émergence d’un pôle de développement pour exploiter le fort potentiel de la zone et répondre aux attentes et aux besoins pressants exprimés par les jeunes et des femmes.
Le projet comportera trois composantes : (i) Restauration du capital productif ; (ii) Développement des chaines de valeur ; et (iii) Gestion du projet. La première vise à doter la région d’infrastructures clés pour permettre le développement des activités agricoles et agro-industrielles.
La seconde composante ambitionne d’appuyer l’ensemble des acteurs pour qu’ils puissent évoluer de manière dynamique autour des chaines de valeur, dans un environnement plus intégrateur et inclusif. La dernière composante vise à assurer la gestion du projet, selon le calendrier fixé, et à travers des dispositifs d’exécution et de suivi performants.
Le projet cadre avec le Plan National de Développement (PND 2016-2020) du pays, le Document de Stratégie Pays de la Côte d’Ivoire (2013-2017), et avec 4 priorités stratégiques de la Banque (High5 s) – Eclairer l’Afrique ; Nourrir l’Afrique; Industrialiser l’Afrique ; et Améliorer les conditions de vie des africains.
Le projet bénéficiera à 461.600 personnes (64% des habitants de la zone) dont 112.000 personnes d’une manière directe, 800 jeunes diplômés et 200 PME (dont 50 dans la transformation des produits). Il bénéficiera à environ 230.000 femmes dont 4.300 productrices, 400 jeunes filles et 25 transformatrices et commerçantes. La production additionnelle est estimée à 465.000 tonnes par an. Le projet bénéficiera au total à environ 112.000 personnes d’une manière directe dont 107.000 devraient sortir du seuil de pauvreté.
Finalement, le projet permettra d’accroitre le taux de transformation actuel des produits agricoles de 51% à environ 85%. Il créera l’équivalent d’environ 19.000 emplois permanents.
D’un coût total de 81 milliards FCFA, le projet sera financé par un prêt BAD à hauteur de FCFA 42,2 milliards, un prêt FAD de 21,8 milliards FCFA, un don FAD de FCFA 2,8 milliards (soit un total à la charge de la Banque de 67 milliards de FCFA), et par le Gouvernement et les bénéficiaires à hauteur de FCFA 14 milliards.

Source : abidjan.net

abidjan.net