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Côte d’Ivoire: Blocage des achats bord champ depuis novembre, inquiétude des producteurs de Cacao

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© Koaci.com - Lundi 23 Janvier 2017 - Le blocage des achats bord champ depuis la première quinzaine de novembre plonge dans l'inquiétude les producteurs de Cacao, première richesse du pays, comme relevé d'une déclaration du collectif des planteurs de cafecacao transmise.

A travers cette dernière, Christophe Douka, son président, interpelle politiciens et acteurs de la filière quant à la perte seche conséquance d'un Cacao livré aux deux ports (San-Pedro et Abidjan) stocké sous les bâches des camions stationnes sans déchargement qui, selon lui, «se dégrade, de jour en jour, du point de vue de la qualité marchande aux normes internationales».

Ci-dessous l'intégralité de la déclaration.



Declaration de Douka President du collectif des planteurs de cafecacao

Camarades et Collègues Cacaoculteurs de Cote d'Ivoire des différentes zones de production cacaoyère de notre Pays,

La situation que vit notre Filière Cacao depuis plusieurs semaines précisément depuis la première quinzaine du mois de novembre 2016 m'interpelle.

Nous sommes dans une situation de blocage des achats bord champ qui nous pénalise et nous enfonce toujours un peu plus dans la pauvreté voire la misère.

Le cacao ne se vend et ne s’achète plus au bord champ. Les prix fixes par le Conseil du Café Cacao sur instruction du Gouvernement de la république de Cote d'ivoire, malgré son statut de ''prix sécurisé'' n'est pas respecte au bord champ.

Et nous demeurons impuissants devant cet état de fait!

Le Cacao livre aux deux ports (San-Pedro et Abidjan) stocke sous les bâches des camions stationnes sans déchargement se dégrade, de jour en jour, du point de vue de la qualité marchande aux normes internationales.

Qui nous remboursera cette perte sèche?

De même, la perequation transport ne prenant pas en compte le nombre de jours de stationnement sans déchargement aux usines et ports, depuis le 15 novembre 2016 pour certains, qui paiera ce surplus de frais de transport?

Devant toutes ces questions en suspens, j'appelle toutes les organisations professionnelles agricoles agréées et les cacaoculteurs a se rassembler pour créer une plateforme agricole et cacaoyère en vue de proposer des voies et moyens fiables et durables au Conseil du Café Cacao de Cote d'Ivoire pour une résolution effective des problèmes grugeant le cacaoculteur et afin de lever toutes les entraves a une commercialisation intérieure fiable, gagnant-gagnant, pour tous les maillons de la Filière Café-Cacao de Cote d'Ivoire.

Au vu et su des turbulences qui agitent notre pays actuellement, avec la mutinerie des militaires et gendarmes, la gréve répétée des fonctionnaires de Cote d'Ivoire, nous pensons qu'il est du devoir des Cacaoculteurs de Cote d'Ivoire d’interpeller le Gouvernement de Cote d'ivoire afin de beneficier aupres de lui d'une oreille attentive pour ecouler les fèves de Cacao restées entre les mains des fiers Cacaoculteurs, mais aussi aider les Coopératives de commercialisation a amoindrir les pertes déjà perceptibles en ce mois de janvier 2017 et cela avant l'ouverture de la petite campagne cacaoyère 2016/2017. Ce ne sera que justice pour les Cacaoculteurs que nous sommes. Nous, Cacaoculteurs de Cote d'Ivoire, n'avons pas d'armes. Nous n'avons pas le pouvoir persuasif de la plateforme syndicale des fonctionnaires. Mais nous sommes les plus nombreux parmi les corporations actives de notre pays revendiquant six (6) millions de personnes vivant directement ou indirectement des fruits de la vente/achat du cacao.

Notre Pays doit demeurer en Paix pour amorcer un développement durable.
Que DIEU garde la Cote d'Ivoire et son vaillant Peuple.


DOUKA CHRISTOPHE

Source : Koaci

Koaci

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