Afrique- La résilience pour un développement durable, souci de la BAD

Afrique- La résilience pour un développement durable, souci de la BAD

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La première édition du forum africain pour la résilience se tiendra du 10 au 11 janvier au siège de la Banque Africaine de développement (BAD) à Abidjan.

« Tout le monde peut sortir de la fragilité et la fragilité ne nous fait pas peur » a affirmé Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement ce 10 janvier lors de la cérémonie d’ouverture forum africain pour la résilience. Vantant aussi le nouveau bâtiment à Abidjan qu’occupe-le siège de l’organisation qu’il dirige, Il a pris pour exemple la Côte d’Ivoire qui a après 11 années de crise a pu créer les conditions de retour de la BAD qui était en « exil » en Tunisie à cause de sa situation fragile.

La résilience est l’aptitude à résister aux chocs. Chômage, Ébola, dégradation environnementale, transformation rurale, changement climatique sont le lot de difficultés auxquels les africains font face.

Comment faire face à ces catastrophes ou situations imprévisibles et aider à consolider cette résilience en Afrique ?
Pour Cheikh Tidiane Gadio ex ministre des Affaires étrangères du Sénégal et président de l’institut panafricain de stratégie, tout commence par des armées fortes des pays africains afin de faire face aux attaques terroristes et la crise sécuritaire. Tout en précisant que celles qui existent n’ont pas les capacités adéquates « Elles gardent bien les palais de la République, nos gouvernements mais elles ne sont pas en mesure de défendre nos territoires » ajoute-t-il.

Pour lui plus question que les africains sous-traitent leur sécurité en faisant intervenir à chaque crise les pays occidentaux. Et de rappeler une citation du professeur Cheick Anta Diop qui disait que « la sécurité précède le développement.»

Pour le Dr Prao Yao, Enseignant-chercheur d’économie à l’université Alassane Ouattara de Bouaké, pour amortir le choc de la vulnérabilité, les pays africains doivent diversifier leur économie qui est en général basée sur 1 ou 2 produits. Ensuite investir dans le capital humain en l’occurrence la santé et l’éducation. Toutefois, il insiste sur « la gestion saine et rigoureuse des affaires de l’Etat qui profite à tous » et enfin penser au développement durable.
Mais, pour Dr Akinwumi Adesina, le président de la BAD, comme annoncé lors de sa prise de fonction en septembre 2015 à la tête de la banque, la bonne exécution des 5 objectifs de priorités pour les 10 années à venir demeurent l’amélioration de la qualité de vie des africains, l’énergie, l’agriculture ; l’emploi des jeunes et l’intégration en l’Afrique qui sont également une solution.

Raïssa Yao
Source: Rédaction Politikafrique.info

abidjan.net

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