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Chan 2018: Mauvais signe pour les Eléphants

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Un manque de concentration de sa défense dans les dernières secondes du temps additionnel lui a été fatal. Un scenario qui ressemble un peu à celui de la phase finale du Chan 2016 où les Ivoiriens avaient plié l’échine (0-1), d’entrée, contre le pays organisateur. Ce faux pas met les poulains de Kamara Ibrahim dans une situation délicate. Car pour espérer continuer l’aventure, ils doivent disposer de leurs derniers  adversaires du groupe B : les Zambiens (jeudi) et les Ougandais (samedi).

Deux clients sérieux qui ont séduit lors de leur confrontation d’avant-hier. Une rencontre qui a tourné à l’avantage des Chipolopolo (3-1). La mission s’annonce difficile mais pas impossible. Difficile parce qu’au vu de sa première sortie, l’équipe ivoirienne a mis à nu ses carences physiques, techniques et tactiques. Sur le plan collectif, l’adversaire a paru assez homogène et déterminé, contrairement aux Eléphants peu mordants, notamment dans l’entrejeu et en attaque.

Face à de vaillants et athlétiques Namibiens (loin, cependant, d’un foudre de guerre), les Ivoiriens, peu imaginatifs et patauds, ont joué au petit trot. Ils avaient du mal à coordonner leurs actions, à aligner deux passes de suite. Dans le secteur médian, aucun Eléphant n’a réussi à donner du rythme au jeu. La phalange offensive, à l’image de Fonsinho, Toguy Williams, Zouzoua Pacôme (avant sa sortie) et Brou Manassé, son remplaçant, s’est montrée fébrile.

Sur l’ensemble de la partie, elle ne s’est montrée dangereuse que deux fois. Toutes ces défaillances ont mis en confiance la bande à Giovani Mannetti qui, avec un peu plus d’inspiration et sans l’abattage de la défense adverse, aurait pu inscrire  deux buts avant la fin des 90 minutes. En somme, Akassou et ses partenaires du bastion défensif ont supporté tout le match, avant de craquer au moment où l’arbitre s’apprêtait à siffler la fin de la partie. Coup dur !

Bref, si la Côte d’Ivoire veut poursuivre l’aventure, il lui faudra des ressources inédites de motivation, un peu plus de vigilance et de réalisme face à la séduisante Zambie et à une orgueilleuse Ouganda. Il faut y croire, même si l’on est un peu anxieux, vu l’environnement malsain dans lequel se trouve le football ivoirien actuellement (bras de fer entre la Fif et 38 clubs dissidents). Une situation qui (il faut le reconnaître) n’a pas permis à la sélection de préparer, dans la sérénité, cette campagne marocaine.

JEAN-BAPTISTE BEHI     

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Frat Mat. Ivoire times n’est pas l’auteur de cet article.

 

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