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Suspension jusqu’au jeudi du procès de Simone Gbagbo à la demande du Bâtonnier l’Ordre des avocats

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Le procès de l’ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo a été suspendu, mardi, par le Juge de la Cour jusqu’au jeudi à la demande du Bâtonnier de l’ordre des avocats qui a « promis apporter une réponse adéquate à l’attente de cette Cour », a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

« C’est un procès qui est éminemment important (…) .Je voudrais solliciter un délai supplémentaire pour permettre d’achever nos consultations », a plaidé Me Luc Adjé, assurant l’intérim du Bâtonnier en exercice de l’Ordre des avocats lors de l’audience, du mardi qui s’est déroulée sans la présence de Simone Gbagbo et de ses avocats.

« Nous allons suspendre l’audience jusqu’au jeudi, le temps pour le Bâtonnier de nous produire la liste des avocats», a pour sa part répondu le Président de la Cour Boiqui Kouadio, après avoir recueilli les avis du Ministère public et de la partie civile.

Depuis quelques semaines, la défense de Mme Gbagbo pose comme préalable à sa participation au procès la comparution de certaines personnalités citées comme des ‘’témoins clés’’.

Il s’agit notamment de l’actuel président de l’Assemblée nationale Guillaume Kigbafori Soro, des Généraux Philippe Mangou et Edouard Kassaraté respectivement Ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Gabon et au Sénégal, de l’ex-Premier ministre Jeannot Ahoussou et de l’actuel Président du Conseil économique et social, Charles Diby Koffi.

Face à ce refus de comparaître, la « Cour conformément aux textes en vigueur », a sollicité le Bâtonnier afin de commettre des avocats à l’ex-parlementaire pour la poursuite de son procès.

Simone Gbagbo est poursuivie pour « génocide, crimes contre les populations civiles, crimes contre les prisonniers de guerre, meurtre, assassinat, viol, coups et blessures volontaires, complicité, vocation et tentatives de ces infractions, voies de faits et crimes contre l’humanité » selon l’arrêt d’accusation du 29 janvier 2016, la renvoyant devant la Cour d’assises.


Africatime CI