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Lutte contre l’apatridie : La CNDHCI sensibilise

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Les statistiques de 2013 indiquent qu’il y a environ 600.000 apatrides en Côte d’Ivoire que l’on n’arrive pas à localiser aisément.

La Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire (Cndhci) a organisé, hier, une table ronde sur l’apatridie en Côte d’Ivoire. Pour la présidente de la Cndhci, Namizata Sangaré, « l’apatridie demeure, de loin, la plus grave conséquence de la non déclaration des naissances. Le respect de la dignité humaine commande que nous portions cette question, face au nombre sans cesse croissant de personnes qui n’ont aucun lien juridique quant à la citoyenneté avec un pays ».

Selon elle, l’efficacité de la lutte contre l’apatridie dépend d’abord de l’élimination des causes de la non déclaration des naissances, causes intimement liées aux barrières administratives, législatives, économiques, politiques et à la non prise en compte des réalités culturelles. Des efforts ont été faits par la Côte d’Ivoire dans le cadre de cette lutte, a-t-elle ajouté. L’objectif de cette table ronde est de faire l’état des lieux de l’apatridie et des recommandations.

En vue de connaître les statistiques et les causes de l’apatridie dans le pays, ainsi que les mécanismes de lutte mis en place par les autorités. Au total, la table ronde va permettre de faire des propositions à l’effet d’aider à une meilleure lutte contre ce phénomène. Les statistiques de 2013 indiquent qu’il y a environ 600.000 apatrides en Côte d’Ivoire que l’on n’arrive pas à localiser aisément.

Francis Djaha Konan, administrateur national de protection au Hcr, a exposé sur les conditions d’acquisition de la nationalité. « …Souvent, il y a des individus qui ont des documents, notamment un décret de naturalisation, mais qui arrivent difficilement à bénéficier de la déclaration de la loi sur la nationalité qui leur permet de bénéficier de celle de leurs parents. Parce que certains individus ou certains administratifs refusent carrément de leur accorder la nationalité. Pour ceux qui n’ont pas les documents qui prouvent que leurs parents sont des nationaux, c’est difficilement que la preuve par témoignage est admise auprès des juridictions… », a insisté Francis Djaha Konan.

Source : abidjan.net