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La responsabilité parentale face aux contenus audiovisuels au centre d’un Atelier initié par la HACA

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‘’La Responsabilité parentale face aux contenus audiovisuels notamment la question de la signalétique’’ est au centre d’un Atelier organisé ce jeudi 29 juin 2017 par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA).

Cet Atelier a pour objectif d’informer et de sensibiliser le public sur la mesure prise par la HACA dans le cadre de la protection des enfants et des adolescents. Il s’agira spécifiquement pour la HACA d’expliquer le contenu de la décision du 10 avril 2014 relative à la protection des enfants et des adolescents dans les médias audiovisuels.

Sensibiliser les participants sur la sélection des programmes audiovisuels destinés aux enfants et aux adolescents, proposer un mécanisme de collaboration avec les acteurs intervenant dans la protection des enfants et des adolescents, créer un cadre de concertation afin de mutualiser les actions en faveur de la protection des enfants et des adolescents constituent également des objectifs spécifiques de cet Atelier.

‘’L’Audiovisuel est l’un des instruments majeurs des temps modernes. Il occupe une place prépondérante. Et parce qu’il vit aux pulsations du monde, l’Audiovisuel charrie le meilleur et le pire’’, a expliqué le Ministre Ibrahim Sy Savané, président de la HACA. En admettant que la régulation dans sa dimension institutionnelle ne peut pas à elle seule appréhender l’ensemble des problématiques sociales et sociétales que pose le développement exponentiel des programmes audiovisuels, Ibrahim Sy Savané a invité chaque personne de bonne volonté à jouer un rôle de régulateur au sein même de sa famille.

‘’Si l’impératif de liberté autorise le développement continu de la télévision, la nécessité de l’éducation impose à son tour un suivi rigoureux et vigilance tout aussi grande de la part des parents’’, a estimé le président de la HACA. Poursuivant le ministre Sy Savané a indiqué que ‘’Non, la télévision n’est pas neutre. Bien faite, elle peut être est une auxiliaire d’éducation et de culture. Mais lorsqu’elle atteint son point extrême de dérive, elle véhicule la violence, elle induit certains comportements qui ne sont pas propices à l’équilibre des enfants et de la jeunesse’’. Ce, dans un contexte, où le défi pour la HACA est celui de la régulation simultanée de centaines de chaines de télévision et de milliers de programmes.

En Côte d’Ivoire il existe environ trois millions (3 millions) de postes téléviseurs. Et Cinq cent vingt-cinq (525) chaines de télévision sont accessibles dans le pays, via les bouquets et autres plateformes de diffusion. ‘’Chacun sait que si l’écran familial était déjà difficile à contrôler, les écrans individuels résistent quant à eux à toute velléité de contrôle. PAGE6 Une fois encore, la seule façon de faire face, c’est de prendre conscience de façon collective des enjeux et de proposer des modalités qui soient respectueuses des libertés et en même temps, prennent en compte l’intérêt des enfants et des adolescents’’, a dit le président de la HACA. Qui a promis à terme, créer un cadre de réflexion et de réflexions sur ces enjeux importants que sont l’éducation et la protection des mineurs à l’ère des bouleversements technologiques.

Prennent part à cet Atelier le Gouvernement, des institutions et organisations internationales, des opérateurs audiovisuels, des associations et ONG intervenant dans la protection des enfants et des adolescents ainsi que des organisations de Médias.

Elisée B.

Source : abidjan.net