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Des ComNat et la société civile s’unissent pour lutter contre la prolifération des armes légères

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Abidjan - Une conférence régionale de synergie entre les commission nationales (ComNat) et la société civile sur le contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC) et le genre dans l’espace CEDEAO s’est ouverte mardi à Abidjan avec la participation effective de 48 délégués issus de 14 pays de l’espace économique régional.

Le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vincent Toh Bi, se félicitant de ces assises, a estimé que la problématique est d’une importance capitale et commande que l’on s’y attarde pour une solution pérenne. "La prolifération des armes est un potentiel danger pour notre société et il nous appartient de la juguler", a-t-il déclaré.

Il a expliqué que la société civile, y compris les femmes, se doivent d’être associées à cette lutte permanente contre les ALPC pour une certitude de résultats probants. "La lutte ne peut pas connaître un aboutissement si nous n’associons pas la société civile. Avoir les femmes dans ce combat ne doit pas être simplement pédagogique, mais participatif", a déclaré Vincent Toh Bi, non sans réaffirmer l’engagement du gouvernement à éradiquer les ALPC.

Pour le président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (ComNat-ALPC), Kouadio Yao, le contexte actuel du terrorisme commande une synergie d’actions des pays de la sous-région. "On parlera d’une lutte perdue si on la mène seule. Notre sous-région est le théâtre de conflits armés dûs en partie à ces armes, instruments de grand banditisme", a-t-il dénoncé.

L’ambassadeur du Japon, Hiroshi Kawamura, s’est félicité des progrès réalisés en Côte d’Ivoire dans la lutte contre les ALPC. Il a indiqué que son pays, en finançant la deuxième phase de ce programme, entend consolider ces acquis. Il a exhorté les pays de la CEDEAO à privilégier le partage d’expériences pour freiner la prolifération des ALPC.

Le directeur pays du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Luc Grégoire, a expliqué, pour sa part, que la prolifération des armes continue d’avoir un effet néfaste sur le développement. Selon lui, "la contribution des femmes pour freiner ce phénomène est une noble tâche", encourageant à l’intégration du genre dans cette lutte.

Gak/kp

Source : abidjan.net