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Côte d’Ivoire : Plateau, plutôt que de construire des parkings, on privatise l’espace public

Une rue du Plateau privatisée jusqu’au trottoir dimanche matin à Abidjan (ph KOACI)
– Dimanche 14 Avril 2019 – Plutôt que de s’atteler à construire des parkings pour leurs employés, des entreprises n’hésitent plus à acheter l’espace public aux maries et ce parfois jusqu’aux trottoirs comme tristement constaté au Plateau à Abidjan par .

Pour mieux s’en rendre compte et vous rapportez un cliché parlant, nous nous sommes rendus ce dimanche matin dans cette commune centrale où le vide des fins de semaine tranche avec le brouhaha des jours ouvrables.

Des rues entières peintes au sol de délimitations aux effigies de sociétés en guise de témoignage de privatisation de l’espace public dans un Abidjan où l’on est bien souvent contraint de marcher sur la chaussée, exposé de plein fouet aux dangers de la circulation aussi anarchique que sans considération des piétons.

Contacté la Mairie du Plateau, récemment citée dans importante une affaire de détournements de fonds publics (affaire en cours, ndlr), sera bien embarrassée par nos interrogations sur les raisons de ces privatisations du bien pourtant commun. Aucune réponse nous sera donnée, pire, on nous raccrochera au nez lorsque nous tenterons d’en connaitre le cout.
Démarche qui va par ailleurs bien au delà du marquage au sol, quand les forces de l’ordre, vendredi s’attelaient à arracher les permis de conduire à ceux, malheureux, qui avaient osé stationner sur les place des intouchables accapareur de l’espace public. Dans le cas d’espèce constaté au coin de la résidence « Verdier », une banque.
Si dans un Abidjan où l’accès aux voitures se démocratise progressivement, stationner revêt bien souvent du périple dans ce même Abidjan en reconstruction, aucun parking ne sort de terre, au même titre que des espaces verts de « respiration sociale ». On préfère acheter sans scrupule le bien commun comme pour un peu plus creuser le fossé entre les couches sociales.

Amy Touré

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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