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Côte d’Ivoire /Les chefs Baoulé et du Centre-Ouest s’accordent pour prévenir les conflits éventuels

Yamoussoukro, Les chefs traditionnels des régions de Centre et du Centre-ouest ivoiriens ont affirmé leur ferme volonté de vivre ensemble dans la fraternité et de tendre vers une alliance, socle d’une cohabitation pacifique.

A l’issue d’un colloque tenu à la faveur de Paquinou du Bélier 2016 à Yamoussoukro, les chefs Baoulé, Bété, Gouro et Bagoué, ont fait des recommandations, notamment la sensibilisation des populations de leur région respective sur la loi de 1998 relatives au domaine foncier pour prévenir et résoudre tous les éventuels conflits pouvant mettre en mal la cohabitation et la cohésion sociale.

« Après des échanges francs, empreints de courtoisie et d’humilité, les participants ont recommandé la réhabilitation du système de tutorat pour renforcer les liens entre les migrants et les populations, et l’implication des autorités coutumières à toutes les transactions liées à la question foncière », a indiqué le chef de Gnalégribouo, Boga Sivori, dans une déclaration solennelle, dénommée « Acte du colloque de Yamoussoukro », faite en présence du Premier ministre, Daniel Kablan Duncan.

Les têtes couronnées Baoulé du Bélier, de Gbèkè, de l’Iffou et du N’zi, représentées par Nanan N’Guessan Bangui, et la chefferie du Gôh, du Haut-Sassandra et de la Nawa, représentée respectivement par les Tchiffi Gbizié Lambert, Séri Dédé Justin et Zobré Digbeu Roland, tous trois signataires de l’Acte, ont préconisé la poursuite et l’accélération du processus de limitation des terroirs villageois pour faciliter la délimitation des parcelles à l’intérieur de chaque village.

Ils ont également suggéré la sensibilisation des populations allochtones et allogènes à s’installer dans les villages d’accueil, aux fins d’une meilleure intégration, et les populations migrantes, particulièrement les jeunes générations, sur la nécessité de respecter les us et coutumes.

Les participants ont aussi insisté sur l’implication de toutes les communautés présentes dans le règlement des litiges fonciers, afin de faciliter l’acceptation de la décision et favoriser l’entente.

(AIP)
nam/kp

abidjan.net

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