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Côte d’Ivoire : La CVCI accuse le chef de cabinet de Mariétou Koné de bloquer l’indemnisation des 350 victimes du charnier de Yopougon

Mariétou Koné et Issiaka Diaby

– Dimanche 10 Février 2019 -Rien ne va en ce moment entre la ministre de la Solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes, Mariétou Koné et le Président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire ( CVCI ), Issiaka Diaby.

Dans un entretien accordé à , le représentant des victimes donne les raisons du malaise entre la ministre et lui.
Il dénonce la mauvaise gestion de l’indemnisation des victimes et affirme qu’il n’est manipulé par aucune autorités comme veulent faire croire les partisans de Mariétou Koné. 
«Certains ivoiriens manipulables sont toujours manipulés, ce sont ces différentes manipulations qui sont à l’origine des différentes crises que le pays a connues. L’ivoirien abandonne toujours l’essentiel,» a d’emblée déclaré M. Diaby.
Il estime que Mariétou Koné a été nommé par décret présidentiel, ministre en charge de l’indemnisation des victimes et par conséquent, elle a des obligations envers les victimes et doit rendre compte au Gouvernement.
«Nous attaquons la ministre de la Solidarité pour des questions d’insubordination, parce qu’elle fait autre chose que le décret fondant sa nomination, »a ajouté le Président du CVCI.
Issiaka Diaby a ensuite rassuré ses détracteurs qu’il n’est pas manipulé par quelqu’un encore moins, par la ministre Kandia Camara.
Parce que cette dernière aurait eu des prises de becs avec sa collègue le lendemain du premier congrès du RHDP lors d’une rencontre au palais de la culture où elle a voulu répondre à la déclaration du Président du PDCI-RDA.
«La question des victimes est au cœur de nos actions. Ceux qui pensent que nous sommes manipulés par Kandia Camara se trompent. Nous voulons rencontrer la ministre de l’Education nationale afin qu’elle parle à sa sœur puis qu’elles sont toutes les deux issues de la même région, » a précisé le Président Diaby.
Il a enfin révélé que le Chef de cabinet de la ministre Mariétou Koné lui a confié que, le charnier de Yopougon est un montage, raison pour laquelle, on refuse d’indemniser les 350 victimes.
Le Président a insisté que son combat est celui de la scolarisation des orphelins, des femmes, des personnes mutilées et il entend mettre fin à la discrimination.
«Mariétou Koné tente de nous distraire. Tant que les enfants orphelins issus des crises ne sont pas scolarisés et resocialisés, elle nous trouvera sur son chemin. Tant que les femmes victimes de violences basées sur le genre ne sont pas prises en charge, elle nous trouvera également sur son chemin. Tant que les personnes mutilées devenues paraplégiques qui ont besoin d’être resocialisées et tous les blessés de la crise ne sont pas pris en compte elle nous trouvera sur son chemin. Tant que cette question d’une indemnisation injuste et discriminatoire depuis le lancement du processus il y a quatre ans, ne prend pas fin, puisque ce sont seulement les victimes de la crise post-électorale qui sont prises en compte, nous allons toujours la combattre, » a expliqué Issiaka Diaby. 
A titre d’exemples de victimes non indemnisées, le Président du CVCI a cité plusieurs cas qui le préoccupe. 
«Nous prenons le cas de Thierry Zébié, des 35 personnes qui ont été tuées lors du boycott actif en 1995, des 3 morts du coup d’Etat de Robert Guéi, des victimes des événements de 2000, du charnier de Yopougon avec ses 350 victimes, des victimes du 19 septembre, de Guitrozon, de Taha, de Daloa lors du conflit FPI RDR, des victimes d’Agboville lors des évènements de Marcoussis. Tant que la ministre détient l’argent des victimes et elle refuse de l’utiliser à bon escient nous sommes obligés de la recadrer, » s’est-il justifié.
Ce sont environ 8000 victimes qui devraient bénéficier du « YAKO » de l’Etat de Côte d’Ivoire et devraient recevoir chacun la somme de 1 million.
M. Diaby annonce que 3000 personnes seulement ont été indemnisées à ce jour. 
«Nous allons passer quatre ans pour donner 1 million aux victimes. Nous constatons que les victimes sont sacrifiées, » a déploré le Président du CVCI. 
Il prévient enfin que, le CVCI ne s’accommodera jamais aux actions de la ministre et l’appel à régler le cas des 4500 orphelins qui ne vont pas à l’école, si elle veut que les victimes se taisent. 
Wassimagnon

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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