Home Société Côte d’Ivoire : La CNEC en préparation de son troisième congrès révèle...

Côte d’Ivoire : La CNEC en préparation de son troisième congrès révèle la véritable raison de la crise à l’université de Cocody

Dr N’Guessan-

– Lundi 11 Février 2019 –La Coordination Nationale des Enseignants-Chercheurs (CNEC) prépare son troisième congrès ordinaire électif.

Les assisses sont prévues pour se tenir les 15 et 16 février prochain à l’UAO.

Placé sous le parrainage du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Dr Albert Mabri Toikeusse, le congrès a pour thème : « Une CNEC responsable et forte pour un enseignement supérieur de qualité en Côte d’Ivoire. »

Les syndicats frères en Côte d’Ivoire et des camarades de cinq pays de la sous-région que sont le Burkina Faso, le Niger, le Benin, le Togo et le Sénégal sont annoncés à ce conclave.
Dans un entretien accordé ce lundi à à l’Ecole Normale Supérieure (ENS), le secrétaire général de la CNEC a dévoilé l’objectif principal du congrès.

Selon Dr N’Guessan Kouamé, ce congrès vise à donner une nouvelle orientation pour la suite de la lutte syndicale.

« La question de nos indemnités de logements est encore sur la table du ministre Mabri qui n’a pas encore donné de suite favorable », a—t-il révélé.

Faisant le point de la situation dans les universités publiques du pays, Dr N’Guessan a indiqué que toutes les institutions fonctionnent normalement sauf à l’université de Cocody.
Il a fait cas des divergences qui existent entre leurs camarades et la présidence de l’université avant de proposer.

« Il faut un dialogue entre les deux parties pour trouver des solutions en interne. Nous ne sommes pas pour la voie de la justice comme le préconise le président », a-t-il souligné.
Relevant l’épineux problème des heures complémentaires qui serait la principale raison de la situation actuelle dans la plus grande université du pays, il a fait observer que cette question est une honte pour le pays.

« Les heures complémentaires n’existent pas au Sénégal. C’est une honte pour la Côte d’Ivoire », a-t-il fait observer avant de poursuivre. « C’est la mauvaise répartition qui crée cette situation aujourd’hui. Comment comprendre que certains perçoivent jusqu’à 12 millions de FCFA quand d’autres par contre ne perçoivent aucun centime. Le problème actuel à l’université de Cocody, c’est les heures complémentaires. Ils ne volent pas, mais il faut comprendre qu’ils ont assez d’étudiants. Il faut recruter plus d’enseignants pour pallier à cette question des heures complémentaires », a préconisé Mr N’Guessan.

Poursuivant, il a relevé que la bonne gouvernance est aussi une des raisons de la crise universitaire.

« Il faut une loi pour lancer un appel à candidature pour les présidents d’université. Nous ne demandons pas le départ de ceux qui sont là actuellement. Mais en cas de fin de mandat que les autorités songent à cette loi pour un appel à candidature afin d’être président d’université. Si on doit changer les dirigeants actuels ce sera une nomination, alors que nous sommes contre les nominations », a suggéré le secrétaire général de la CNEC.

La coordination Nationale des Enseignants -Chercheurs (CNEC) revendique les 3/5 des membres sur 4300 enseignants et chercheurs que compte la Côte d’ Ivoire.

Donatien Kautcha, Abidjan

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

Commentaires Facebook