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Côte d’Ivoire: Bouaké, des agents de la police universitaire menacés d’expulsion de leurs maisons

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Des agents (Ph KOACI)-

Côte d'Ivoire: Bouaké, des agents de la police universitaire menacés d'expulsion de leurs maisons

–Mardi 14 Août 2018 -Les centaines d’agents de la police universitaire en fonction à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké sont à quelques heures de se faire expulser de leur lieu d’habitation, a rapporté une correspondance sur place à .

L’agent Jacques Assiè N’Guessan a déjà fait les frais de la colère de son propriétaire de maison depuis le quartier Adjéyaokro où il a été ordonné de quitter la maison pour loyer impayé depuis plusieurs mois.

Pour ne pas devenir la risée dans leurs lieux d’habitation, les agents de la police universitaire de Bouaké ont décidé de se faire entendre en criant leur ras-le-bol aux autorités préfectorales de la ville.

En effet, le lundi 13 Août 2018, les agents de Bouaké ont pris d’assaut l’enceinte de la préfecture de région de Bouaké pour demander au représentant de l’État, l’ex- secrétaire général de la préfecture de Bouaké, nommé récemment préfet de Tiapoum, Vakaba Koné de porter leur message de souffrance et de détresse au président de la république de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara.

« M.le préfet, nous sommes là et nous vous parlons comme vos enfants. Depuis 5 ans, nous sommes sans salaires, sans statut. Aujourd’hui, nous n’avons rien dans nos poches, rien à manger, rien pour nous soigner. Nous sommes menacés d’expulsion de nos maisons par nos propriétaires de maison. D’autres chassés devant leur familles. Vraiment aidez-nous M.le préfet », s’est exprimé pathétiquement l’agent Dan Loh Roseline Edwige.

Le porte- parole national de la police universitaire de Côte d’Ivoire Diézon Kmonde Dezhat a abondé dans le même sens en demandant l’aide de l’État parce-que leur tuteur la Société des Infrastructures Modernes de Développement de Côte d’Ivoire ( SIMDCI) les a abandonné.

« Nos responsables à Abidjan nous ont signifié que le projet de police universitaire est un projet mort-né. Notre tuteur la SIMDCI nous a renié, nous retournons donc chez notre père, l’État de Côte d’Ivoire »
.
Dans ses nouveaux attributs de préfet , Koné Vakaba a tenu à féliciter ses visiteurs qui ne lui sont pas étrangers puisque des rencontres antérieures sur la même question avaient déjà eu lieu il y’a quelques mois pour la discipline adoptée et les a encouragé à adopter cette attitude jusqu’à la résolution de leur problème.

Il a promis rendre compte à sa hiérarchie et aussi user de ses relations pour faire avancer le dossier de la police universitaire de Côte d’Ivoire.

Les agents pour manifester brandissaient des pancartes sur lesquelles l’on pouvait lire les messages suivants, « Police universitaire: une jeunesse exploitée depuis 5 ans » , « Police universitaire: 5 ans sans salaire »,  » Police universitaire: Quelle est la valeur de nos diplômes ? et enfin » sommes-nous dans un pays de droit? ».

Pour rappel, la police universitaire de Côte d’Ivoire a été créée en 2013, à l’initiative du ministre d’alors de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Cissé Bacongo.

Elle compte un effectif d’environ 600 éléments dans toutes les universités publiques de Côte d’Ivoire. C’est près de 140 agents dont exactement 16 filles qui travaillent à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké. Des agents dont le niveau minimum scolaire est le Baccalauréat.

Donatien Kautcha, Abidjan et correspondance sur place à Bouaké

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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