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Côte d’Ivoire : Après une tentative d’assassinat manquée, le chef contesté d’un village prend la fuite et depuis sa cachette, se confie à KOACI

Kouakou Yao Norbert chef de Sessenouan (ph KOACI)

Côte d'Ivoire : Après une tentative d'assassinat manquée, le chef contesté d'un village prend la fuite et depuis sa cachette, se confie à KOACI

 
 
– Samedi 20 Avril 2019 – Dans le village de Sessenouan, situé à 5 kilomètres sur l’axe Bouaké-Béoumi, un assassinat, selon Kouakou Kouakou Gilbert, grand frère du chef nanan Kouakou Yao Norbert, a failli être commis sur son cadet le Mercredi 17 Avril dernier à 07 heures du matin à son domicile.
Selon des témoignages recueillis sur place, l’origine de ce conflit qui oppose les habitants du village, est que le chef contesté, nanan Kouakou Yao Norbert serait un chef imposé au village par un arrêté préfectoral.
À la suite de cette nomination qui aurait déplu à plus d’un, une pétition, à en croire des partisans de N’Guessan Yao, supposé instigateur de ce soulèvement, a été lancée pour démontrer leur désaccord suite à cette nomination.
« Le Mercredi 17 Avril, les incidents ont éclatés suite au fait que le chef du village a commis une équipe pour venir procéder à des morcellements d’une parcelle qui est contestée par des litiges fonciers, qui opposent le chef du village à des familles ici, la nôtre. Suite à cela, nos jeunes gens qui sont allés aux informations pour voir qui était le commanditaire de cette opération, se sont vus remettre des convocations reçues de la gendarmerie venant de Kouakou Yao Norbert, chef du village. C’est ainsi que du Mercredi au Jeudi passé, des jeunes du village, s’en sont pris au domicile du chef Kouakou Yao Norbert et ont décoiffé la toiture de sa maison. Ce dernier a répliqué en allant convoquer la gendarmerie qui est venue avec deux cargos de gendarmes. Ceux-ci ont procédé ont interrogations des personnes trouvées (…) Cette situation dure depuis un bon moment car le chef est controversé. On lui reproche d’être passé par des moyens dont lui seul a le secret, pour obtenir un arrêté préfectoral dans des conditions douteuses. Son autorité est contesté ici à Sessenouan ou tout le village, la quasi totalité de Sessenouan conteste son autorité. De surcroît, il se livre à des actes d’une autre époque en vendant à tout va des terres, en assignant en justice lui-même ses propres administrés et en détruisant les champs. Depuis toujours donc, le feu couvait. Cette dernière action du Mercredi, a mis le feu au poudre et nous en sommes arrivés à cette situation.» explique un des partisans de N’Guessan Yao, farouche adversaire du chef contesté, Kouakou Yao Norbert en fuite.
Composé de trois quartiers dont Kouassi Oussou et Kouamékro qui seraient contre le chef Kouakou Yao Norbert, seul Bonikro ou réside le contesté chef resterait favorable à sa légitimité, avec une population de Sessenouan qui, désormais se regardent en chiens de faïence.
Après l’assaut mené sur le domicile du chef le Mercredi, Kouakou Kouakou Gilbert, grand frère de ce dernier a expliqué à KOACI que son cadet, a évité de justesse une tentative d’assassinat.
« Le fait que mon petit frère soit le chef du village n’a pas plus aux villageois. Mon grand père était le chef de village et c’est une histoire de famille. La chefferie revient à notre lignée familiale. Le village a été créé par une autre personne et nos parents sont arrivés au temps des colons. Des problèmes d’impôts, entre nos parents et les colons ont été résolus quand nos grands parents ont, à travers un tas de calebasses garni d’un produit apprécié par les colonisateurs. Au fur et à mesure des années, les colons revenaient au village pour récupérer la calebasse d’or qu’ils exigeaient à nos parents. C’est à la suite de cela que le colon a fait savoir à mon arrière grand père qu’il était dès cet instant le chef de ce village. Ces derniers ont donc légué cette terre à nos parents car n’ayant pas pu, jusqu’à présent, rembourser tout l’or offert. Pour cela, le village appartient à notre lignée et à personne d’autre et c’est ce que N’Guessan Yao ne veut pas. Sachez qu’il y a au moins cinq chefs de village qui se sont succédés et qui viennent de notre famille. C’est comme ça. Comme les colons n’ont pas pu rembourser, aujourd’hui, c’est comme nos parents ont acheté le village, donc il nous appartient. Ils ne veulent pas voir mon petit frère comme chef, ils veulent nous chasser comme des étrangers, c’est pas normal. Après plusieurs procès, nous avons remporté mais ils ne veulent pas laisser tomber jusqu’à ce que vous voyez ce qu’ils ont fait ici. Tout est gâté. Quand ils sont venus ici, ils ont dit que s’ils voyaient mon petit frère, ils allaient mettre fin à sa vie. Que nous qui sommes là, ils n’ont pas affaire à nous mais c’est mon petit frère qu’ils veulent assassiner. Dieu merci, mon frère s’était caché en brousse et c’est la gendarmerie qui l’a exfiltré…» relate le grand frère du chef contesté.
En fuite et dans une sorte de bunker en résidence surveillée, le chef en fuite contesté, nanan Kouakou Yao Norbert, a confié à KOACI les raisons de cette histoire dans son village.
Nanan Kouakou Yao Norbert: « Aujourd’hui la ville est arrivée au niveau du village, l’autoroute va passer vers là, le président Alassane Ouattara dit que les chefs seront payés et pour cela, tout le monde veut devenir chef. C’est là le problème réel. Il y’a cinq grandes lignées dans le village, c’est parce qu’on est bien placé en bordure de route, qu’ils veulent m’arracher la chefferie. Je suis majeur je ne suis pas mineur (…) Ils font révolter des jeunes enfants pour monter une rébellion contre moi. C’est des rebelles, ils sont contre la loi. S’ils ne sont pas contents qu’ils aillent à la cours suprême pour qu’elle rédige un papier interdisant tout travaux sur le site. Si on a se papier là, au moins on peut arrêter les travaux mais tant que ce n’est pas le cas, on continuera. Ils ont commencé l’attaque à 5 heures du matin chez ma tante et à 07 heures, ils se sont déportés sur ma maison. Vous avez certainement vu le résultat. C’est une preuve de jalousie. Ils sont jaloux, c’est tout.» a confié à ce samedi 20 Avril depuis sa cachette, nanan Kouakou Yao Norbert, chef contesté de Sessenouan.
Une réaction des autorités est attendue, face à cette affaire qui met en mal la cohésion à Sessenouan.

T.K.Emile

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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