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Côte d’Ivoire : Abidjan recadre fermement Amnesty international et rappelle que Soro Tangboho était recherché depuis plus d’un an

Soro Tangboho
– Mardi 12 Février 2019 – Abidjan a ce jour sérieusement recadré l’ONG Amnesty international au sujet d’une allégation de détention arbitraire d’un certain « Soro Tangboho », inculpé par un juge d’instruction et placé sous mandat de dépôt le 16 novembre 2018, qui postait des vidéos violentes et extrêmement diffamatoires, jusqu’au président de la République et son épouse, sous le pseudo « carton noir ».
A travers un courrier adressé a Robert Altmann, le président de ladite ONG dont KOACI a eu copie, le garde des sceaux explique que contrairement aux allégations de Soro Tangboho, celui ci n’a pas été arrêté pour avoir filmé des policiers Korhogo mais parce-qu’il était tout simplement recherché par les services de police (section chargée de la lutte contre la cybercriminalité ndlr) depuis 2017 «pour des faits d’incitations à l’ordre public, de diffamation, d’incitation au racisme et à la xénophobie, le tout par le biais de système d’information.» Comme relevé.
Sansan Kambilé: «En 2010, la Côte d’Ivoire a connu une grave crise post-electorale, exacerbée par ce genre d’incitation à la haine et à la xénophobie, dont elle entend dorénavant se prémunir. Du reste je vous invite à voir les vidéos réalisées par l’intéressé sur Youtube»
Par ailleurs le ministre de la justice explique que contrairement à ce que l’ONG rapporte, Soro Tangboho dont l’instruction se poursuit, «n’a fait l’objet d’aucun acte de torture» rappelant «que la torture est bannie dans notre pays (Côte d’Ivoire, ndlr)» et qu’il n’est pas un prisonnier d’opinion «dans la mesure où il n’existe pas de délit d’opinion en Côte d’Ivoire.»
Le recadrage du ministre de la justice ne s’arrête pas là. «Pour ce qui concerne le non équipement de la clinique de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), je tiens à préciser que celle ci est au service de tous les détenus et est à même de traiter toutes les pathologies courantes. Contrairement à vos allégations, l’intéressé (Soro Tangboho, ndlr) se porte très bien. La question se pose de savoir d’où vous tenez vos informations sur son état de santé.» écrit Sansan Kambilé.
Il conclut avec la fermeté qu’on lui connait: «Enfin, relativement à votre demande d’Abandon des charges contre Monsieur Soro Tangboho et de sa libération immédiate, je voudrais sans m’attarder sur son caractère irrévérencieux, vous indiquer qu’en raison du principe de la séparation des pouvoirs, il ne revient pas au ministre de la justice d’interférer dans un dossier confié à un juge d’instruction.»

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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