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Côte d’Ivoire: À l’approche de Pâques, disparition des servantes

Vendeuse d’eau au Plateau ce vendredi (Ph )

– Vendredi 19 Avril 2019 – Inévitablement comme fallait s’y attendre, l’épidémie de la fuite des filles de ménages est réapparue. Dans la plupart des foyers, les servantes en partie des jeunes filles baoulé, ont pris la fuite pour se mêler à la vague de migration vers le centre du pays, observée en temps de Pâques. 

« C’est Paquinou obligé ! » Voilà balancé à notre curiosité sur ce phénomène, où les jeunes filles baoulé sont en première ligne. De fait, dans cette transhumance des villes vers les campagnes, Abidjan la capitale économique est au centre d’une stratégie bien planifiée, pour que ses foyers en soient régulièrement victimes, comme constaté depuis peu dans les communes. 
 » La plupart des filles viennent travailler comme servante à Abidjan, pour préparer la prochaine fête de Pâques. Donc au mois de la fête, quelque soit une augmentation de salaire, impossible de les retenir. » tentent d’expliquer certains employeurs de filles de ménage à Yopougon. 
Véritablement la fête de Pâques, cérémonie religieuse réinventée par le peuple Baoulé au centre du pays; du fait d’une coincidence d’habitudes et de pratiques culturelles, revêt d’un grand intérêt en plus d’être un investissement. « C’est le moment de retourner au village, pour montrer aux parents qu’on va bien et qu’on a aussi trouvé du travail en ville malgré les préjugés, loin des travaux champêtres épuisants » expliquent des servantes pour se justifier. 
La fuite des servantes serait aussi donc motivée par le concept du « m’as tu vu », dans l’espoir de s’essuyer les frustrations et trouver un mari. « Bien souvent les jeunes filles qui reviennent de la ville en temps de Pâques, apparaissent complètement transformées, le style, le look avec. Elles jouissent donc d’une vogue extraordinaire auprès des hommes qui leur courent après. » selon bon nombre d’avis glanés. 
Hélas dans ce phénomène heureux, le lot de désagréments est pour les foyers et les petites entreprises dans les villes. Les servantes reviennent bien souvent enceintes. » C’est difficile pour nous. Quand on s’habitue à ces filles, et elles nous font des mauvais coups » nous livrent quelques femmes exposées à cette même rengaine chaque année. 

Adriel

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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