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Le ministre ivoirien de la défense attendu ce vendredi à Bouaké pour poursuivre les discussions avec les soldats mutinés

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Le Ministre ivoirien de la défense, Alain Richard Donwahi est attendu vendredi, à Bouaké (Centre-Nord), épicentre d’une grogne militaire déclenchée dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, en vue de poursuivre les discussions déjà entamées samedi passé avec les soldats mécontents, a appris APA, jeudi soir, de source proche de ce dossier.

Selon cette source, le ministre de la défense rencontrera vendredi matin les délégués des différentes régions militaires du pays pour trouver une réponse définitive aux revendications soulevées par les soldats ivoiriens.

‘’Nous sommes venus de la part du Président de la République pour les écouter, pour apaiser la situation. Nous sommes en famille donc il n'y a pas de problème’’, avait déclaré le ministre Alain Richard Donwahi, samedi dernier à son arrivée à Bouaké en compagne du Colonel Issiaka Ouattara dit Wattao, par ailleurs ex-Chef militaire de l’ancienne rébellion ivoirienne (2002-2011) avant un premier contact avec les soldats mutinés.

Toute la journée de jeudi, la veille de l’arrivée de M. Donwahi, une folle rumeur s’était emparée de la ville de Bouaké faisant état de tirs nourris qui auraient été entendus dans l’enceinte du 1er bataillon du camp génie (Ouest de Bouaké) et dans d’autres localités de cette partie de la ville.

Plusieurs riverains de ce camp militaire interrogés par APA ont affirmé ne pas avoir entendu ‘’personnellement’’ de coup de feu tout le long de cette journée. ‘’J’ai entendu dire que deux coup de feu en l’air auraient été tirés depuis ce camp vers 9H ce matin’’, a souligné pour sa part un autre habitant du quartier Ahougnansou approché par APA.

Ce même jeudi entre 15 et 16 heures Gmt et heure locale, aucun signe anormal était constaté aux abords de ce camp. Les commissariats des quartiers d’Ahougnansou et Koko, situé à quelques mètres de là étaient bel et bien ouverts et les policiers étaient à leur poste.

Dans le même intervalle de temps, aucun signe de belligérance n’était visible au corridor Sud de la ville qui demeurait aux mains des forces de sécurité habilitées à y exercer, c’est-à-dire la police, la gendarmerie, les douanes et les agents des eaux et forêts.

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara avait marqué son ‘’accord’’, samedi dernier, pour la ‘’prise en compte des revendications’’ relatives aux primes réclamées par les militaires qui avaient manifesté pendant 48 heures dans plusieurs villes du pays notamment à Bouaké, Korhogo, Daloa et Man. ‘’J’ai donné des instructions au ministre de la défense de rencontrer à Bouaké une délégation des soldats’’, avait rappelé M. Ouattara dans une déclaration à la Nation lors d’un Conseil de ministre extraordinaire.

‘’Après le compte-rendu du ministre chargé de la défense, en présence des membres de ladite délégation, je confirme mon accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l'amélioration des conditions de vie des soldats»’’, avait-il déclaré.


Africatime CI