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Côte d’Ivoire: Le procès contre Michel Gbagbo et KOACI renvoyé au 20 octobre, les observateurs s’interrogent

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Michel Ggagbo et Maitre Dadje en juin à Abidjan (ph KOACI)

- Vendredi 30 juin 2017 -  Reporté ce jour le 23 juin dernier, le procès du fils de l’ex-Président ivoirien, Michel Gbagbo et du propriétaire du média panafricain indépendant KOACI, Laurent Despas poursuivis pour divulgation de fausses nouvelles, a été renvoyé au 20 octobre prochain, comme constaté par KOACI au tribunal de première instance du Plateau.

Les raisons de ce deuxième report sont dues comme annoncé par le juge à l’indisponibilité de Michel Gbagbo et de Laurent Despas, tous les deux absents à l’audience du jour.

Le premier est Président de jury au BAC à Agboville, tandis que le second est hors du pays pour des raisons de développement du média en occident.

Précision de taille, le dossier qui suscite bon nombre d'interrogations, ne sera plus traité devant un tribunal spécial, mais par le tribunal correctionnel a précisé le juge.

Alors que certains observateurs s'interrogent quant aux véritables raisons de cette procédure, rappelons que le propriétaire de KOACI, ni auteur de l'article et des propos rapportés, est poursuivi par la justice ivoirienne dans le cadre du respect de la déontologie et la philosophie d'indépendance et de pluralisme de son média lancé en 2008 et parmi les principaux médias du continent à ce jour.

Ce dernier a, à travers un article rédigé par l'un de ses journalistes, tout simplement donné en mai 2016 parole à un opposant (Michel Gbagbo, ndlr) qui a osé contredire des propos du président Ouattara eux mêmes relayés par KOACI dans le cadre des festivités du 1er mai, au sujet de la non existence de prisonniers politiques.

Depuis lors un tas de personnalités politiques de premier plan du pays, d'ONG ainsi que d'autres médias ont mis en avant l'existence de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire sans jamais avoir été quant à eux inquiétés.

De fait et au regard de la "grossièreté des faits reprochés", après avoir été interpellés le 25 mai 2016 et présentés à un juge d'instruction en juillet 2016, Michel Gbagbo et Laurent Despas pensaient l'affaire classée.

Leur surprise sera de taille quand courant juin ils apprendront que la juge et femme d'un proche conseiller d'Alassane Ouattara, Adama Bictogo, avait ressorti le dossier dès sa prise de fonction au tribunal, en vue de le transmettre au procureur pour un jugement en correctionnel.

Le dossier fut ressorti après l'épisode de la mutinerie durant laquelle a rapporté le constat du manque d'autorité du régime face aux militaires en colère et la bavure d'Arrah dont certaines sources nous ont assuré qu'elle aurait été l'objet d'une tentative de diversion voire de maquillage.

Wassimagnon, Abidjan
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Source : Koaci