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Côte d’Ivoire : Grève des fonctionnaires, le Gouvernement «considère les absences aux postes de travail dans le secteur de l’éducation désormais illégales»

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Bruno Koné

© koaci.com – Mercredi 25 Janvier 2017 – Le gouvernement a fait une mise au point sur la situation sociale en cours dans le pays, notamment la grève des fonctionnaires déclenchée depuis le 9 janvier dernier et qui menace déjà, faute d'accord, de se poursuivre la semaine prochaine.

Il met en garde les personnes qui envoient des SMS pour alarmer les populations et prévient que beaucoup a été fait pour les fonctionnaires depuis que Alassane Ouattara a accédé au pouvoir.

«Le gouvernement a relevé que depuis quelques temps des SMS alarmistes sont envoyés à tout le monde en vue de troubler la quiétude de nos concitoyens, des informations fausses sont répandues dans la presse, des SMS évidemment alarmants sont envoyés à tout le monde pour créer une situation de trouble chez nos populations. Le gouvernement tient à mettre en garde les auteurs des SMS, » a déclaré le porte-parole du Gouvernement.
Le gouvernement invite par conséquent les auteurs de ces SMS de se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard.

«Chaque fois que nous le disons en avance, on ne nous entend pas, le jour où il aura des personnes arrêtées, on va commencer à dire : oui, on a arrêté des gens, il faut les libérer. Donc nous préférons actuellement ou personne n'a été arrêté de ce fait là, nous préférons attirer l'attention sur le fait qu'il est possible de remonter à certains des auteurs de ce SMS et dans le cas où certains seraient pris, c'est la rigueur de la loi qui s'appliquera, » a expliqué Bruno Koné.

Tout en saluant le mot d'ordre de grève lancé par certaines organisations syndicales, le Gouvernement se félicite de la poursuite du dialogue sociale.

En conséquence, il considère que les absences aux postes de travail particulièrement dans le secteur de l'éducation sont désormais illégales.

Il appelle une fois de plus à la reprise du travail conformément aux dispositions de la loi de 1992 et aux dispositions des textes subséquents, dispositions relatives à la grève dans le secteur publique.

«Le gouvernement rappelle à tous les efforts consentis en faveur des fonctionnaires. Et particulièrement le déblocage des salaires. Il faut préciser que les salaires étaient bloqués depuis 1988. Ils n'ont été débloqués qu'en 2014 par le président de la république, par la volonté du chef de l'Etat le président de la république. Cette mesure coûte aujourd'hui à l'état en année pleine, 245 milliards FCFA, » a précisé Koné.

Le Gouvernement déplore cependant la mauvaise foi des meneurs de la grève et soutient qu'au moment où la décision de déblocage des salaires se prenait, un accord avait été obtenu avec les organisations syndicales.

«Accord qui a fait l'objet d'une attestation du gouvernement que je vous présente ici. Et cette attestation indique clairement que ces organisations acceptaient d'abandonner les arriérés liées au paiement partiel jusqu'en 2013 des mesures actées. Qu'est-ce que cela veut dire concrètement ? Il s'agit ici de promesses ou d'engagement pris par le chef de l'état de l'époque. Engagement sur lequel nous n'allons pas donner notre avis. Il se trouve que ces engagements ont été pris en 2009. En 2009, pas un franc n'a été payé, en 2010 aucun franc, en 2011 aucun franc. En 2012 rien a été payé, en 2013 non plus. Et quand il y a cet accord en 2014, le chef de l'état accepte de prendre en charge les arriérés depuis sa présence à la tête de l'Etat de Côte d'Ivoire, » s'est justifié Bruno Koné.

Il a affirmé qu'à la date d'aujourd'hui, tous les arriérés de 2012 jusqu'à maintenant sont entièrement payés et que cette vérité doit être sue des populations.

Le ministre a également mentionné qu'au moment où ce document se signait, le 5 mai 2014, les syndicats étaient d'accord pour ne plus reparler des stocks des arriérés qui précédaient 2012.

«Nous sommes tous surpris de voir resurgir des questions qui ont déjà été réglées. Quand nous vous disons que les discussions se font. Je n'ai pas besoin de rappeler ici toutes les étapes. Que ces discussions ont connues mais elles sont nombreuses. Parce que le gouvernement se soucie du bien être des fonctionnaires. Je pense qu'il est important de le dire. Il n'y a pas de mépris. Il n y a pas de délaissement, » a conclu le ministre.

Wassimagnon, Abidjan

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Source : Koaci

Koaci