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Côte d’Ivoire: Selon le MICS5, moins d’un habitant sur trois utilise des toilettes améliorées et plus d’une personne sur cinq pratique la défécation à l’air libre

Remise du rapport lundi à Abidjan (ph )

– Lundi 19 Mars 2018 – La présentation des résultats clés de la cinquième enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS5) de Côte d’Ivoire sur la situation des femmes et des enfants a eu lieu ce jour à la Primature.

Réalisée par le ministère du Plan et du développement à travers l’Institut national de la statistique (INS), la MICS5 a été appuyée techniquement et financée par les partenaires du Gouvernement.

Il s’agit du Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose, le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) et l’Agence française de développement à travers le C2D.

Au cours de cette cérémonie, les résultats clés du MICS5 ont été officiellement mis à la disposition du grand public.

La MICS 2016 offre une opportunité pour l’évaluation des politiques prioritaires du gouvernement en matière de santé et d’éducation, notamment la situation des femmes et des enfants en Côte d’Ivoire.

La ministre du Plan et du développement, Nialé Kaba a à l’occasion affirmé que la MICS5 permet de disposer d’une base de données statistiques pour le suivi des Objectifs du développement durable (ODD) mais également pour la prise de décision basé sur les faits.

Pour la réalisation de ce rapport, l’INS a adopté une démarche participative et a impliqué les départements ministériels en charge de la santé, de l’éducation, de la femme et de l’enfant ainsi que les agences spécialisées du système des nations unies.

Nialé Kaba s’est dite satisfaite des résultats clés de la MICS 2016 qui montrent une tendance à l’amélioration de nombreux des indicateurs sociaux, notamment ceux relatifs à l’accès aux services de santé, d’éducation et d’état civil et autres pratiques d’assainissement, d’alimentation et de prise en charge des maladies des enfants et des femmes.

Elle reconnaît que ces progrès sont moins importants pour ce qui concerne la qualité des services et les pratiques néfastes au développement des enfants.

Selon elle, la réduction de la fécondité en milieu rural apparait comme un déterminant pour l’accélération de la transition démographique en raison de la baisse de la mortalité et la hausse de la demande de services sociaux.

La ministre a mentionné que l’enquête révèle entre autres que la mortalité des enfants baisse avec un taux de mortalité infantile qui est passé de 112 pour 1000 en 1998 à 60 pour 1000 en 2016, tandis que le taux de mortalité infanto-juvénile est passé de 125 pour 1000 à 96 pour 1000 sur la même période.

La nutrition des enfants de moins de cinq ans s’est améliorée ; Le retard de croissance chez les enfants de ce groupe d’âge est passé de 29,8% en 2012 à 21,6% en 2016.

L’indice synthétique de fécondité qui exprime le nombre moyen d’enfants par femme en âge de procréer, baisse régulièrement, passe de 5,4 enfants par femme en1998 à 5 en 2012 et à 4,6 en 2016.

L’enregistrement des naissances des enfants de moins de cinq ans à l’état civil connait des progrès, passant de 65,7% en 2012 à 72,7% en 2016.

L’indice de parité entre fille et garçon dans la fréquentation nette à l’école primaire s’est améliorée, passant de 0,90% en 2012 à 0,93% en 2016.

Malgré ces avancées notables, les niveaux de certains indicateurs demeurent préoccupants.

Seulement un jeune homme de 15-24 ans sur trois 33% et 24% de jeune femme ont une connaissance approfondie des moyens de prévention contre la transmission du VIH.

Moins d’un habitant sur trois 31,5% utilise des toilettes améliorées et plus d’une personne sur cinq 21,8% pratique encore la défécation à l’air libre avec une prépondérance en milieu rural (39%).

Nialé Kaba salue ces résultats encourageants qui sont le couronnement des efforts communs du Gouvernement et de ses partenaires au développement et reconnais que beaucoup reste à faire dans certains domaines pour renforcer l’amélioration du bien-être des populations.

Wassimagnon, Abidjan

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site . Ivoire times n’est pas l’auteur de cet article.

 

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