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Côte d’Ivoire : Processus d’indemnisation, le Président du CVCI mécontent : «Mariétou Koné utilise les victimes comme un fonds de commerce pour se faire de l’argent »

Issiaka Diaby
-Mardi 5 Février 2019 -Le Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (CVCI) présidé par Issiaka Diaby a dénoncé mardi 05 février 2019, à Abidjan au cours d’un point de presse tenu à Yopougon, des malversations au niveau du processus d’indemnisation des victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire.

Il accuse la ministre de la Solidarité, Mariatou Koné d’être au centre de cette malversations.

«Aujourd’hui force est de constater que le processus d’indemnisation des victimes est un échec. Les victimes et leurs familles sont en souffrance et on note des éléments probants.
 Entre autres, la non effectivité de la resocialisation et la scolarisation des enfants orphelins issus de la crise et autres enfants devenus vulnérables, l’exécution inachevée de la prise en charge pérenne des victimes des violence basées sur le genre et des blessés de la crise, » a déclaré M. Diaby.
Les victimes dénoncent par ailleurs, les agissements de la ministre et lui donnent un délai de quatre jours, à compter de ce mardi 5 février 2019, pour corriger tous ces «manquements volontaires. »
Sinon, elles se réservent le droit de se faire entendre devant l’opinion nationale et internationale.
Le Collectif a révélé qu’à cause de la ministre Mariétou Koné des familles des victimes de la crise n’ont pas encore reçu la somme d’un million de francs CFA que le Chef de l’Etat leur offerte pour le « Yako ».
Le Président du Collectif a affirmé que «la ministre de la Solidarité utilise les victimes comme un fonds de commerce pour se faire de l’argent » et déplore surtout le refus de celle-ci d’indemniser celles de certains événements survenus en Côte d’Ivoire.
Il s’agit entre autres, des victimes du charnier de Yopougon en octobre 2000, des massacres de Guitrozon, de Fangolo et de DAH ainsi que les victimes de massacre de l’armée française contre les manifestants devant l’Hôtel Ivoire à Duékoué en novembre 2004.
Le Collectif pense que le processus d’indemnisation a échoué parce que les victimes n’ont jamais été associées sur toute la ligne du mécanisme, depuis les différents étapes.
Enfin face à la gestion « calamiteuse » du processus d’indemnisation, le Collectif refuse d’avoir désormais pour interface la ministre Mariétou Koné et exige l’implication directe du Chef de l’État et de son gouvernement dans la gestion de la dernière phase du processus d’indemnisation en cours.
Wassimagnon

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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