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Côte d’Ivoire: Plateau, après Ehouo, plaintes contre une dizaine de cadres élus

Koffi mardi à Abidjan (ph )
– Mardi 12 Mars 2019 – La délégation de trois de la mairie du Plateau arrive à expiration dans quelques jours, conformément aux dispositions de la loi.
Des populations de la commune sont inquiètes de l’installation prochaine du maire élu Ehouo Jacques.
Par la voix de Koffi Martin, ancien cadre à la RAN, ces populations ont exprimé leur inquiétude face à la presse aujourd’hui d’autant plus que le maire élu est l’objet de poursuites judiciaires pour des faits de malversations orchestrées dans la commune avec le maire sortant.
“Nous veillerons que cette affaire connaisse une suite judiciaire pour la manifestation de la vérité et que cela ne soit l’objet d’aucun arrangement politique , Force doit être la loi,” a déclaré Koffi Martin.
Au regard des articles 140,141 et 142 du code électorale qui prescrivent des cas d’inéligibilités et de déchéances de mandat électif, le conférencier du jour a annoncé qu’il saisira la commission électorale indépendante (CEI) et le Parquet pour se pencher avec diligence sur le cas d’une dizaine de personnalités membres élus sur la liste de Ehouo Jacques en porte-à faux avec les dites lois.
L’ancien cadre de la RAN et resident du Plateau a pris l’exemple de la l’entreprise “Moyer entreprise” gérée par Kokola N’Doumi Cécile, entrepreneur des services municipaux qui est liée par un contrat pour l’entretien des locaux administratifs communaux et en 5ème position sur la liste du maire vainqueur.
“Nous prenons l’opinion à témoin quant à l’application stricte des lois et règlements en vigueur et nous en appelons au sens élevé de la responsabilité collective pour la pleine application de celle-ci. Nous disons que la vie de la cité est avant tout une quête perpétuelle du bien-être des populations et du développement partagé dans un climat de paix, chose à laquelle nous sommes profondément attachés,” a-t-il précisé.
Ces populations ne souhaitent pas l’installation du maire élu si le pouvoir de la délégation arrivait à échéance.
Leur vœu est que la commune du Plateau soit bien gérée au service de tous et non d’un clan aux méthodes indélicates.
Les populations qui se sont prononcées aujourd’hui, rejettent un arrangement politique comme mode de règlement de l’affaire de l’installation du Conseil municipal de la commune du Plateau en dehors de la loi.
Par ailleurs, les conseillers de la liste du “Renouveau” réservent le droit de remettre leurs mandats à la Commission chargée des élections pour ne pas prendre part à la un Conseil frappé d’illégalité et de déchéance.
Le souhait des populations est que chacun dans un souci de transparence de respect de la probité dans la gestion de la chose publique de la recherche de la paix et de la vérité agir avec responsabilité pour une commune ambitieuse et renouvelée avec la Côte d’Ivoire.
Quelques extraits des dispositions des articles suscités par le conférencier qui était entouré des responsables locaux des partis membres du RHDP.
Article 140- Sont inéligibles:

-Les personnes ayant acquis la nationalité ivoirienne depuis moins de dix ans,
-Les personnes secourues par un budget communal,
-Les présidents de Conseil et conseillers régionaux, les maires, adjoints au maire et conseillers municipaux, les présidents de conseillers ruraux démis d’office pour malversations, même s’ils n’ont pas encouru de peine privative de droits civiques sans prejudice des dispositions de la loi relative à l’organisation municipal.
Article 141; -Sont inéligibles dans le resort où ils exercent leurs fonctions:
-les préfets, sous-préfets, secrétaires généraux de préfecture et chefs de cabinet de préfet;
-les magistrats;
-Les comptables des deniers communaux et les entrepreneurs des services municipaux,
-Les agents salariés de la commune, non compris ceux qui étant fonctionnaires publics ou exerçant une profession indépendante, ne reçoivent une indemnité de la commune qu’à raison des services qu’ils lui rendent dans l’exercice de cette profession,
-Les fonctionnaires ou autres agents de l’Etat chargés d’attribution de tutelle des collectivités décentralisées à quelque titre et à quelque niveau que ce soit,

-les militaires et assimilés.
Article 142- Tout conseiller municipal qui, pour une cause quelconque survenue après son élection, se trouve dans l’un des cas d’inéligibilité est immédiatement démis de ses fonctions par l’autorité de tutelle sur proposition de la Commission chargée des élections.
La décision de l’autorité de tutelle est susceptible de recours par l’intéressé devant le conseil d’Etat dans les sept jours de la notification.
Ce recours est suspensif.
Le conseil d’Etat statue dans un délai de sept jours.

Wassimagnon

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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