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Côte d’Ivoire : Ouassenan « Des personnes sont allées voir Gbagbo pour me nommer à la défense et mater la rébellion de 2002 »

Ouassenan Koné-

– Jeudi 13 Juin 2019 – Le général Gaston Ouassenan Koné dans un entretien accordé au media proche de son parti (Ndlr Le nouveau Réveil », a fait une révélation de taille sur la rébellion de 2002.

L’ex Commandant supérieur de la gendarmerie a révélé que des personnes avaient demandé à Laurent Gbagbo de le nommer ministre de la défense afin de mater Guillaume Soro et ses amis venus d’alors du Burkina Faso pour renverser le régime de la refondation dans la nuit du 18 au 19 septembre de cette année indiquée si haut.

« Lorsque la rébellion a éclaté en Côte d’Ivoire en 2002, permettez que je ne cite pas de nom, mais il y a des personnes qui sont allées voir le président Gbagbo. Et, ils lui ont dit : cette rébellion-là, il faut appeler le Général Ouassenan comme ministre de la Défense et il va nous mater cette rébellion et on ne va plus en parler », a révélé le doyen des cadres de Katiola, et d’indiquer la réponse de l’ex président ivoirien.

« Alors Gbagbo a répondu : bon, je vais voir ça. Merci de votre sollicitude, je vais voir ça. Et la personne est partie. Une autre qui est venue le voir après s’est entendu dire par Gbagbo : vous savez ce que telle personne est venue me dire ? Elle dit d’appeler Ouassenan. Je sais qu’il est capable de mettre de l’ordre, mais s’il met de l’ordre et qu’il ne veut plus me donner mon fauteuil, je fais quoi ? »

Evoquant l’actualité avec la dernière sortie d’Henri Konan Bédié qui polémique au sein de la classe politique, Ouassenan Koné soutient son mentor et rejette toute accusation de xénophobie comme relevé par le gouvernement et le RHDP.

« Moi, quand j’étais le Commandant supérieur de la gendarmerie, j’étais pratiquement le responsable de la lutte contre l’exploitation clandestine du diamant. Moi, je suis un militaire, je ne suis pas allé de main morte. Ceux qui étaient dans la zone là-bas, on les a chassés et pour de bon. Est-ce que vous en entendez parler actuellement ? Mais, il y a encore du diamant là-bas. Mais depuis, les gens n’y vont plus. Donc, il y a eu des dispositions qui ont été prises et on a chassé les gens de cette zone. Nous ne pouvons pas accepter que des gens viennent d’ailleurs pour venir piller nos richesses. Ce n’est pas de la xénophobie. Vous, si vous allez faire de l’exploitation dans leur pays, vont-ils accepter ? Non », explique le général à la retraite avant de donner sa position sur les propos tenus par le sphinx de Daoukro.

« C’est une réalité. Alors quand les gens disent que Bédié fait preuve de xénophobie, je dis non. Il y a l’intérêt de notre pays à défendre. Je pense que cet intérêt-là se présente. Au contraire, nous devons nous serrer les coudes pour le défendre. Alors pour moi, il ne doit pas y avoir d’orpailleurs sur toute l’étendue du territoire national. Celui qui veut faire de l’orpaillage, eh bien, il doit faire une demande régulière. L’Etat lui donne une autorisation d’exploitation et puis, voilà. Mais n’importe qui ne peut pas se lever comme ça pour venir faire ce qu’il veut dans notre pays tout de même. Voilà ma position. »

Donatien Kautcha, Abidjan

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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