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Côte d’Ivoire : Municipales 2018 à Marcory, le maire sortant s’attaque à ses adversaires et reste convaincu de sa réélection au soir du 13 octobre prochain

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Aby Raoul
– Mercredi 26 septembre 2018 – Le candidat du PDCI-RDA, pour les municipales du 13 octobre prochain, le maire sortant, Aby Raoul s’en est pris à la candidature de l’un des cadres de cette formation politique qui se présente en indépendant à Marcory.

Visiblement perturbé par celui qui est considéré comme son plus sérieux challenger, le Maire candidat de Marcory s’est laissé aller à quelques saillies ce week-end à l’occasion d’une cérémonie d’hommage organisée par la jeunesse en son honneur, à la place Vatican.

Ce sont au total, 4 candidats qui convoitent le fauteuil de Aby Raoul qui est convaincu de remporter cette élection.

Le maire sortant reproche par ailleurs, au candidat indépendant sorti des rangs du PDCI-RDA d’utiliser pour sa campagne, le slogan «Nous allons construire une commune modèle et moderne », alors qu’il n’est pas un modèle.

«Le 4ème adversaire que nous avons, c’est mon jeune frère, c’est le seul Blanc après Heilms. Je voudrais qu’on acclame Georges Yves Monney qu’on appelle affectueusement GYM. Je voudrais qu’on l’acclame, parce que c’est mon frère, la compétition sera amicale. Mais je voudrais simplement dire que pour les campagnes à venir, rappelez-vous que son slogan, c’est, «Nous allons construire une commune modèle et moderne ». Je voudrais m’arrêter deux minutes là-dessus pour dire, une commune moderne, Marcory est déjà moderne, Marcory n’est pas une commune rurale. Marcory est moderne à l’image de son maire, à l’image de vous (les jeunes : ndlr). Marcory est une des communes les plus chic de Côte d’Ivoire, sinon la plus belle après Cocody et Plateau, » a déclaré Aby Raoul.

«Donc il n’y a rien à apporter à Marcory sur le plan modernité. Il a dit que Marcory doit être une commune modèle. En Français, le terme modèle veut dire ça doit être une commune référence sinon que construire une commune modèle il faut soi-même être modèle, » a-t-il poursuivi.

Selon lui, la jeunesse a besoin de repère, de modèle et si on veut construire une commune modèle, c’est que soi-même on est modèle.

«Pour moi, ce n’est pas méchant, on est entre nous. Pour moi, quelqu’un qui a les cartes de tous les partis politiques n’est pas un modèle. Pour moi, quelqu’un dont on ne connait pas le parcours universitaire, scolaire et professionnel n’est pas un modèle…Pour moi, l’ami dont je parle, Georges Yves Monney, il est militant de mon parti politique PDCI-RDA à la base. Mais celui qui ne respecte pas les consignes de son parti politique, c’est un indiscipliné, un indiscipliné ne peut pas être un modèle, » s’est justifié le candidat du PDCI-RDA.

Il prévient enfin son frère GYM, que Marcory, n’est pas une mince affaire et on ne se lève pas un matin et puis on vient l’épouser.

«Il faut d’abord avoir des qualités intrinsèques, il faut être bon, bien, modèle. Je sais que les habitants de Marcory sont extrêmement intelligents…Vous savez où se trouve le modèle. Ne vous laissez pas distraire, c’est une affaire sérieuse,» a-t-il insisté.

Convaincu qu’il remportera le scrutin au soir du 13 octobre prochain, avec le soutien de la jeunesse, Aby Raoul soutient que ses adversaires n’ont pas de poids pour lui ravir le fauteuil.

«Nous avons comme concurrent le jeune Eric Gnamaka que je voudrais qu’on acclame très fort. Eric Gnamaka est à son premier essai, son slogan, c’est ‘’Une vision nouvelle’’…Le deuxième adversaire que nous avons, c’est un jeune homme qui est grand, qui est beau, un bel homme. Je voudrais qu’on l’acclame très fort. Ibrahim…C’est un enfant de Marcory, lui aussi est à son premier essai. S’il s’en tire avec 1 ou 2%, c’est pas mal. Le troisième adversaire que nous avons, c’est quelqu’un pour qui j’ai beaucoup d’estime parce que c’est mon ainée, nous avons milité au RHDP… Je l’appelle affectueusement la lionne de Marcory. Je voudrais qu’on fasse une grande acclamation à Mariam Coulibaly Fétégué. C’est une femme qui a de la classe, de la grandeur. Dommage, elle m’aura sur son chemin…» a expliqué le maire sortant.

Avec de tels propos du maire sortant, à la limite des règles de bienséance et de respect, il est clair que, la campagne électorale qui démarre le 28 septembre prochain sera beaucoup animée d’attaques verbales dans la commune de Marcory.

Wassimagnon, Abidjan

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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