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Côte d’Ivoire: Galères d’une rentrée scolaire 2018, exemple d’une déclaration syndicale

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SYNDICAT DES ENSEIGNANTS DU PRESCOLAIRE ET DU PRIMAIRE PUBLIC DE COTE D’IVOIRE
(UNIS ET SOLIDAIRES DANS LA LUTTE)

Déclaration du SYEPP-CI relative à la rentrée scolaire 2018-2019

La rentrée scolaire 2017-2018 est fixée au 10 septembre 2018. Cette année encore, les enseignants prennent le chemin des classes dans les mêmes conditions que l’année dernière sans une amélioration substantielle de leur condition de travail.

En effet, au niveau académique, les enseignants seront confrontés une fois de plus à l’inadéquation ou la non-conformité des manuels élèves avec le guide d’exécution en vigueur dans la préparation des supports de cours, aux effectifs pléthoriques dans les salles de classe ; ce qui est un frein à la transmission du savoir ; les cours de mercredi qui empêchent l’enseignant de disposer du seul jour ouvrable pour améliorer la préparation de ses leçons et faire ses courses, l’inexistence de logements à proximité des lieux d’exercice, ce qui poussent de nombreux instituteurs à parcourir de longues distances pour aller au cours ;

Au niveau social le SYEPP-CI observe le flou au niveau du paiement du stock des arriérés et constate l’émiettement progressif des montants payés aux fonctionnaires (de 300 000 francs, ce montant est passé désormais à 200.000 francs, au grand désarroi des fonctionnaires qui s’interrogent sur le mécanisme de calcul)

Malgré les engagements pris par le gouvernement suite à la grande grève de 2017, le SYEPP-CI constate le maintien de la contribution nationale et la faiblesse du montant (2500 F/Enfant) alloué pour les allocations familiales et le blocage de l’indice référentiel de base à 233,457 francs CFA depuis 1962 malgré le coût exorbitant de la vie dans notre pays ; aussi le SYEPP-CI constate la persistance du salaire à double vitesse dans l’enseignement primaire avec le recrutement de nouvelles vagues d’instituteurs adjoints.

Face à ces problèmes les propositions du SYEPP-CI sont :

1) La mise en conformité des manuels élèves et autres supports de cours avec le guide d’exécution et le programme éducatif dès cette rentrée scolaire 2018-2019.
2) La suppression pure et simple des cours de mercredi ; l’atteinte du quantum horaire annuel, argument unique du rétablissement des cours de mercredi peut être réalisée autrement. A cet effet, une nouvelle réorganisation de l’année scolaire est nécessaire.
3) Le plafonnement de l’effectif dans les classes à 45 élèves.
4) La revalorisation des indemnités de logements à 100.000 francs.
5) la suppression de la contribution nationale.
6) l’augmentation du montant de l’allocation familiale à 15000 francs par enfant et la prime de transport à 30.000 francs
7) la hausse de l’indice référentiel de base à 500 francs CFA au lieu des 233,457 en vigueur depuis 1962, ce qui devrait améliorer les salaires.
8) Au niveau du paiement du stock des arriérés, une rallonge budgétaire afin que les montants payés soient plus consistants, un chronogramme clair de paiement avec une révision de la durée de paiement (2 à 3 ans), au lieu de 8 ans, initialement convenu.
9) La régularisation de la situation des IA admis au CAP 2014 et 2015.
10) L’arrêt du raccrochage dans l’enseignement primaire

Nous appelons les enseignants du préscolaire et du primaire public à adhérer à ces propositions et revendications et à les diffuser le plus largement possible en vue de préparer les luttes pour les faire aboutir.

Bonne rentrée scolaire à toutes et à tous
Pour le bureau national

Le secrétaire général national

DRISSA CHERIF

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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