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Côte d’Ivoire : Enseignement primaire, l’Intersyndicale annonce une grève de 5 jours à compter du lundi 4 février 2019

Bli Blé David mercredi à Abidjan (ph )
– Mercredi 09 Janvier 2019 – L’intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire (ISEPPCI) a tenu mercredi une Assemblée générale extraordinaire à Cocody.

A l’issue de cette rencontre, elle a décidé d’un arrêt de travail de cinq (5) jours à compter du lundi 04 au vendredi 8 février 2019 inclus.

L’intersyndicale envisage de faire cette grève, parce que les cours du mercredi ne sont pas suspendus, les concours exceptionnels de promotion des emplois des enseignants du préscolaire et du primaire de grades C3 au grade A4 ne sont pas organisés.

Au nombre des revendications de l’intersyndicale figurent, la finalisation du Profil de carrière avec l’occupation de l’emploi d’inspecteur pédagogique du préscolaire et du primaire et celui de l’inspecteur à l’extrascolaire de grade A4 créés depuis 2009, la réforme de l’emploi de conseiller pédagogique du préscolaire et primaire, la création de l’emploi de conseiller à l’administration scolaire de grade A3, la promotion des instituteurs adjoints et des instituteurs ordinaires, la suppression du concours des instituteurs adjoints et la réinstallation de l’examen du CAP intégration

Enfin la réouverture du concours des IEPP aux instituteurs ayant 10 ans d’ancienneté et 7 ans d’ancienneté et titulaire d’une licence, la revalorisation de l’indemnité de logement.

L’intersyndicale était entrée en grève du 10 au 14 décembre 2018 dernier pour ces mêmes revendications.

Son Secrétaire général, Bli Blé David explique que cette reconduction est due au fait que durant la précédente grève, les autorités ne les ont pas reçus malgré le pourcentage de suivi massif du mouvement.

« Cela nous laisse dans un état d’indignation, parce que nous attendons toujours nos autorités. Elles disent que l’école constitue une priorité, cela nous laisse perplexe, parce qu’un arrêt de travail qui a été suivi par la quasi-totalité des enseignants. Nous venons retrouver notre base pour leur dire ce fait mais aussi pour leur dire de ne pas se décourager car une lutte, elle se gagne dans l’endurance et la perspicacité,» a précisé le SG.

Si cette deuxième grève est suivie, l’Intersyndicale mettra en mal la trêve sociale qu’elle a signée avec le Gouvernement.

«La trêve sociale qu’est ce que cela veut dire. Quand une organisation signe avec le patronat ou le gouvernement une trêve c’est pour que le dialogue soit l’élément qu’on privilège. Mais malheureusement au niveau du gouvernement, des différents départements ministériels, le dialogue n’a jamais eu lieu. Pour la question des cours de mercredi, ça fait deux ans que nous courons derrière madame la ministre de l’éducation nationale pour faire le bilan d’une évaluation qui elle-même a pris l’engagement de faire. Ce n’est pas de notre ressort. Quand vous voulez discuter et qu’en face on vous dit non. Ils sont les premiers à saboter la trêve,» a déploré, Bli Blé.

L’Intersyndicale n’est pas effrayée par les ponctions de salaire de ses membres en cas de grève.

«On n’a pas peur des ponctions, on va aller jusqu’à ce qu’on nous entende, nous voulons vraiment être entendus,» a conclu le SG.

Wassimagnon

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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