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Côte d’Ivoire: Assises, le ministre Lida Kouassi soutient qu’il n’est pas un assassin mais «un prisonnier politique»

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Lida Kouassi mardi à Abidjan (ph )
–  Mardi 16 Janvier 2018 -Poursuivi pour des faits de «complot contre l’autorité de l’Etat », l’ancien ministre d’Etat, ministre de la Défense, Moise Lida Kouassi a comparu ce jour devant la Cour d’Assises.

Il a rejeté les faits qui lui sont reprochés affirmant au passage qu’il est un «prisonnier politique. »

«Je voudrais ici dire haut et fort que je ne suis pas un assassin. Je n’ai jamais attaqué la république. Le complot contre l’autorité de l’Etat est un délit éminemment politique. Je suis devant vous en tant que prisonnier politique et c’est en tant que tel vous aller me juger, » a déclaré l’ancien ministre de Gbagbo.
«Je ne reconnais pas avoir été associé dans un complot contre l’autorité de l’Etat, » a-t-il poursuivi.
Moise Lida Kouassi a dénoncé à la barre qu’il a subi un traitement cruel au Togo lors de son arrestation qui a porté atteinte à sa dignité humaine.
Tout en réfutant les faits de complot contre l’autorité de l’Etat qui lui sont reprochés, il a révélé à la barre qu’il a été surpris d’être mêlé dans cette affaire.
L’accusé a plaidé auprès de la Cour afin qu’elle l’aide à dissiper dans la tête de ses adversaires politiques, les idées reçues.
«On me considère comme un animal dangereux qu’il faut maintenir en cage pour dormir en paix, parce que ma spécialité fait peur, » a ajouté Moise Lida Kouassi.
Selon lui son doctorat en science politique et d’étude stratégique fait penser à ses détracteurs qu’il est un expert en complot et en coup d’Etat.
Il a précisé qu’il sait formater les forces armées dans un Etat, élaborer une doctrine militaire et exposer sur la typologie des coups d’Etat.
Le ministre d’Etat a avoué à la barre qu’il a pris part à une réunion des exilés ivoiriens sous la houlette du ministre Koné Katinan Justin.
Il a soutenu qu’un incident dont il était à l’origine ce jour à Accra, s’est produit au cours de cette réunion, parce que des personnes étrangères ont pris part à cette rencontre destinées aux anciens ministres exilés et aux présidents des coordinations mises en place sur le sol ghanéen.
«Dans la première semaine du mois de novembre 2011, Katinan Justin nous a invité à une réunion. Il voulait nous faire le compte rendu de ses tournées dans la sous-région en tant que porte-parole du Président Laurent Gbagbo et nous donner des informations sur la situation du Président. Il y a eu un incident dont j’étais à l’origine. Ben Zahui, Pasteur Koré Moise, l’avocate camerounaise, Maitre Bourtimieux étaient dans la salle. J’ai quitté la réunion, » a expliqué M. Lida.
A la question de savoir s’il avait connaissance de la création d’une plate forme des militaires en exil, le ministre d’Etat a indiqué non.
Arrêté à Lomé puis conduit à Abidjan, il a été découvert sur l’ancien ministre des documents compromettants dans son bloc notes.
Il a rectifié à la barre ce jour, qu’il s’agissait des prises de notes. Dans ces prises de notes, l’ancien ministre avait fait cas d’un plan de communication de crise qui était destiné selon lui au ministre Katinan Justin et d’un tableau de bord de transition dont la mission était la mise sur pied d’un Gouvernement civilo-militaire.
Un témoin à charge est intervenu juste après les déclarations du ministre de l’Etat pour le confondre.
Il s’agit du Commandant Jean-Noël Abéhi. L’officier de la Gendarmerie n’a pas eu d’arguments pour « sceller » le sort de celui qui a été son patron durant deux.
«J’étais l’aide de camp du ministre Lida Kouassi de 2000 à 2002. Je me considérais comme son fils ainé, » a déclaré le témoin du Parquet général.
Abéhi a également avoué à la barre qu’il n’a jamais parlé au ministre d’un quelconque coup d’Etat.
«Il m’a mis en contact avec le ministre Katinan Justin qui voulait que nous créions une plate-forme des militaires exilés pour parler d’une seule voix, » a-t-il précisé.
Avant l’intervention du témoin, le Commandant Abéhi, le Colonel Katé Gnatoa a affirmé que le ministre Lida Kouassi n’a rien à avoir dans cette affaire de vidéo et les déclarations pour lesquelles il est l’objet de poursuite.
Il a soutenu qu’il venait se rendre aux autorités ivoiriennes lorsqu’il a été appréhendé à Bassam.
Le Colonel affirme qu’en se rendant il sauverait sa famille qui était objet de persécution des FRCI.
Katé Gnatoa a enfin conclu que l’accusé Zadi Gbaka n’était pas également au courant de cette affaire.
Wassimagnon, Abidjan 

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Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Frat Mat. Ivoire times n’est pas l’auteur de cet article.

 

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