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Côte d’Ivoire : « Alliance » en vue de Bédié avec Affi, mais que vaut son combat sans les « GOR » face à Ouattara ?

– Samedi 20 Octobre 2018 -Depuis son « divorce » avec son principal allié le Rassemblement Des Républicains (RDR), Henri Konan Bédié, caresse l’ambition de s’allier avec la tendance du Front Populaire Ivoirien (FPI) dirigée par Pascal Affi N’Guessan.

Il a invité le nouvel élu local dans le Moronou au congrès de son parti tenu lundi dernier dans sa ville natale de Daoukro.

Et pourtant l’ancien premier ministre de Laurent Gbagbo a montré toutes ses limites en politique. Impopulaire, seulement 9% récoltés à la présidentielle de 2015 , sa position paradoxale concernant la Commission Electorale Indépendante (CEI) qu’il qualifie d’illégale mais participe aux élections qu’elle organise, son échec à la marche de protestation contre le régime Ouattara en juin 2017, sont entre autres, des faits qui démontrent, que le député de Bongouanou sous-préfecture, est le mauvais pion à prendre comme allié, par l’ex chef d’Etat, dans sa volonté de faire revenir son parti au pouvoir en 2020.

Mais là où celui qu’on appelle affectueusement « N’zueba » pourrait se planter, c’est de vouloir ignorer l’existence des partisans restés fidèles à Laurent Gbagbo et vouloir faire marche avec l’homme qui n’a jamais rencontré son mentor depuis son arrestation en 2011.

De loin, les « Gbagbo ou Rien » (GOR) observent le jeu « trouble » de Bédié. Un cadre du FPI tendance Sangaré interrogé sous le sceau de l’anonymat, nous a fait savoir ceci : « Tant que le président du PDCI ne demande pas publiquement la libération de Laurent Gbagbo, il n’aura jamais notre soutien dans sa nouvelle bataille contre Ouattara après l’épisode de 1993 jusqu’au coup d’Etat de 1999 », a indiqué notre interlocuteur.

Aujourd’hui avec la sortie de prison de Madame Simone Gbagbo les cartes politiques sont désormais redistribuées.
Après 7 années passées en détention, l’epouse de Laurent Gbagbo demeure populaire. La preuve toutes ses personnalités et populations de tout bord qui prennent d’assaut sa résidence à Cocody-Riviera pour lui dire « Yako ».

Si Henri Konan Bédié veut vraiment mener un combat contre Alassane Ouattara et son clan, il sait avec qu’elle tendance du FPI il doit marcher.
Reste désormais à savoir, si l’ancien président ivoirien aura le courage d’approcher Sangaré.
Pour rappel, à l’ouverture du 12e congrès du PDCI en octobre 2013 au palais des sports de Treichville, Bédié taxait presque Gbagbo de dictateur, si on s’en remet à cette partie de sa déclaration

« Le FPI qui a toujours proclamé haut et fort qu’il soutenait la liberté d’expression et la liberté de la presse a menacé régulièrement d’emprisonner et au besoin d’éliminer tout journaliste qui oserait écrire contre le pouvoir, bâillonnant ainsi les journalistes qui devaient désormais se soumettre à la pensée unique, celle du chef Laurent Gbagbo. C’est que le chemin vers une pratique démocratique, sous le régime « frontiste » a été bien long. Sous l’apparence d’un Etat démocratique « agressé» où fonctionnaient de nombreux partis politiques et une société civile souvent aux bottes des partis, sévissait une dictature qui ne disait pas son nom. Ainsi, alors que l’égalité des citoyens constitue la base de la démocratie, de nombreux citoyens étaient empêchés de prendre part aux votes, tout simplement, parce que vivant dans des régions du pays dont ils n’étaient pas originaires », déclarait Bédié.

Donatien Kautcha, Abidjan

Source : Koaci

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site

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