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5ème Conférence au Sommet du traité d’Amitié et de Coopération Côte d’Ivoire-Burkina : les Experts planchent sur les dossiers à soumettre aux Chefs d’Etat

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En prélude à la 5e conférence au sommet du Traité d’Amitié et de Coopération Côte d’Ivoire –Burkina Faso, qui s’ouvre demain mercredi 27 juillet 2016, Yamoussoukro, les experts des deux pays planchent, depuis hier, lundi 25 juillet 2016, à l’hôtel des parlementaires dans la capitale politique et administrative ivoirienne, , sur les dossiers brûlants qui seront soumis aux chefs d’Etat. A l’ouverture des travaux, l’ambassadeur Pascal Batjobo, ambassadeur, directeur général des relations bilatérales du ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabé de l’extérieur, a situé le contexte de cette rencontre. Il a indiqué qu’elle s’inscrit en droite ligne de l’esprit de l’alinéa 2 de l’Article 1 dudit protocole qui dispose que « le comité conjoint est chargé d’examiner périodiquement les décisions et recommandations prises dans le cadre du Traité d’Amitié et de Coopération ».

En effet, le 31 juillet 2014, s’est tenue à Ouagadougou, la quatrième Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération. Elle a été l’occasion pour les deux (02) gouvernements de consolider les bases de la coopération et de la fraternité entre leurs peuples. Cette Conférence a été sanctionnée par la signature d’importants accords et la prise de décisions et recommandations dont le protocole d’accord portant création d’un comité conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations du Traité d’Amitié et de Coopération qui lie les deux pays. Deux (02) années après la tenue de la quatrième Conférence, il est nécessaire de faire le bilan de l’état d’avancement de l’exécution des décisions et recommandations qui en sont issues. Mais également l’occasion d’identifier les éventuelles difficultés qui entravent la marche commune des deux (02) pays vers le progrès et de proposer des solutions appropriées. Ainsi, l’ambassadeur a souligné que cette coopération a enregistré d’importants acquis. Cependant, force est de reconnaître que des efforts supplémentaires doivent encore être fournis pour que les différentes décisions et recommandations qui rencontrent des difficultés dans leur mise en œuvre, puissent s’appliquer en vue d’impacter positivement le vécu quotidien des peuples ivoirien et burkinabé.

A cet effet, il a invité chacun des experts, à travailler dans un esprit de fraternité et de cordialité conformément aux points inscrits à l’ordre du jour des travaux. Car, a-t-il indiqué « le Traité d’Amitié et de Coopération, premier du genre en Afrique, qui lie nos deux pays est un véritable vecteur de promotion de la paix, du vivre ensemble et de l’intégration si chère à nos peuples. Aussi a-t-il salué les efforts mutuellement consentis par les deux Etats en vue d’atteindre des résultats efficients dans le cadre de ce traité pour le bénéfice de leur coopération bilatérale. Durant 48 heures, donc, il s’agira d’élaborer un projet de communiqué conjoint à soumettre au Conseil conjoint de gouvernements pour examen. Mieux, de proposer des pistes de solutions, afin de faire avancer l’exécution des différentes diligences définies lors du TAC 4. Il s’agit notamment, de la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou ;de la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya, de la Construction d’une nouvelle voie ferroviaire Kaya et Tambao, de l’approvisionnement régulier du Burkina Faso en énergie électrique et en hydrocarbures par la Côte d’Ivoire, de la mise en œuvre du programme de facilitation du commerce, du transit et du transport sur le corridor Abidjan Ouagadougou ; de la lutte contre la traite transfrontalière des enfants entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, de la matérialisation des frontières et du processus d’évacuation du Mont Péko.

Diallo Harry à Yamoussoukro


Africatime CI