Home People Décoré à titre posthume : Les obsèques de N’Goran La Loi ont...

Décoré à titre posthume : Les obsèques de N’Goran La Loi ont coûté plus de 21 millions F Cfa à l’État ivoirien

171

Rappelé à Dieu le 20 mai 2018, lors de son évacuation sur Toumodi, Béibro N’Goran Laloi, ‘’le père de l’accordéon en Côte d’Ivoire’’, a été conduit à sa dernière demeure, samedi 11 août 2018, dans son village natal, à Konan Kokorékro. A l’occasion, autorités, artistes et populations ont pris d’assaut la morgue de Toumodi et son village natal pour lui rendre un dernier hommage qui aura coûté à l’État ivoirien plus de 21 millions F Cfa.

La levée du corps s’est déroulée le vendredi 10 août dernier à la morgue de Toumodi, en présence du ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, du président du Sénat, Ahousssou Kouadio Jeannot, du préfet de la région du Bélier, Kpan Droh Joseph, du député de Toumodi commun, Arthur Kouassi Aloco, et de plusieurs cadres. L’atmosphère était très lourde, pleine d’émotion. La tristesse se lisait sur tous les visages.

C’est à 15h10 mn que le corps a été exposé au salon. Tour à tour, le président du Sénat et les autorités se sont inclinés devant la dépouille avant d’exprimer leur compassion à la veuve Allah Thérèse et à la famille éplorée, installée en face du cercueil. Très éprouvée, la célèbre chanteuse, assise juste à côté de l’adjoint au maire, Konan Jacques, a fondu en larmes.

N’Goran Elvis, fils du défunt, pressenti pour prendre la relève musicale de N’Goran Laloi, a joué à l’accordéon, l’instrument qui a révélé son père au monde entier. La prestation, entrecoupée par des pauses pour essuyer ses larmes difficiles à retenir, en a rajouté à l’émotion. C’est par une prière que cette première étape des obsèques du chansonnier baoulé s’est achevée. Mais avant, le président de la mutuelle de développement de Konankokorékro, Kouamé Konan Claude, a traduit la gratitude du village aux autorités pour leur soutien.

C’est sous le coup de 11h25mn que le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, accompagné par le préfet de la région du Bélier, Kpan Droh Joseph, a fait son entrée sur les lieux des funérailles. Après s’être inclinée devant la dépouille, la délégation est accueillie par les cadres de la région, conduits par le secrétaire exécutif du Conseil de l’entente, l’ancien ministre Patrice Kouamé.

Après la prestation de l’un des compagnons du défunt, Tonton Etienno, chansonnier baoulé de renom, et des artistes tradi-modernes dont le duo Maguy et Cécile, vient l’heure de l’hommage de la nation au grand accordéoniste, feu N’Goran Laloi.

Il est revenu au ministre Bandaman, représentant le chef de l’Etat, le président Alassane Ouattara, et de la grande chancelière, Mme Henriette Dagri Diabaté, de le faire. Il a tout d’abord égrené les mérites de ce couple d’artistes. S’adressant à la veuve, Allah Thérèse, le ministre de la Culture et de la Francophonie a fait savoir que son époux constitue toujours un grand monument pour la Côte d’Ivoire, en matière de musique.

Officier dans l’Ordre du mérite ivoirien 

En effet, en plus d’avoir contribué à la paix, ils ont formé plusieurs générations d’artistes de renom. Leur abnégation à la recherche de la paix aux côtés des présidents Félix Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara leur vaut cette grande considération de la nation ivoirienne toute entière. Reconnaissante, la Côte d’Ivoire a décoré à titre posthume feu Béibro N’Goran Laloi.

Lire la suite 

Auteur: Linfodrome – Web-News

 

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site IMatin

 

Commentaires Facebook