Home International Une maladie virale pourrait toucher 90 % à 100 % des récoltes...

Une maladie virale pourrait toucher 90 % à 100 % des récoltes de manioc en Afrique

35
Une maladie virale pourrait toucher la quasi totalité des cultures de manioc en Afrique.
Des tubercules de manioc.
SOURCE: AGRICI.NET

(APN) – Le 12 avril dernier, des chercheurs africains ont signalé la présence de la « striure brune du manioc », une maladie virale pouvant détruire 90 % à 100 % des récoltes de manioc du continent.

La striure brune du manioc est une infection virale transmise par la bemisia tabaci, une petite mouche blanche de 1 à 2 mm de long.

Une fois infecté, le manioc présente plusieurs symptômes tels que des trous dans les feuilles, une couleur jaunâtre à l’intérieur des racines ou encore la chute et le fletrissement des feuilles. Ces derniers rendent la tubercule dangereuse pour la consommation. (Agroneo)

Le manioc étant l’aliment de base en Afrique (la totalité de la production est consommée chaque année), la présence de cette maladie virale, notamment en Afrique centrale, devrait alerter les autorités.

En effet, les chercheurs redoutent une crise alimentaire si aucune mesure n’est prise.
« Nous appelons les gouvernements à mettre en place un système d’alerte précoce, une stratégie de réponse à cette maladie », a annoncé Dr Justin Pita, directeur du programme West African Virus Epidemiology (WAVE), en charge de la lutte contre les affections virales du manioc.

Une possible crise alimentaire

Selon des estimations, le manioc constituerait – grâce à son faible coût – « 40% de l’ensemble des calories consommées en Afrique ». (Planetoscope)
Une tubercule d’une grande importance pour l’autosuffisance alimentaire du continent mais autour de laquelle la recherche scientifique est délaissée.

C’est ce que denonce Corneille Ahanhanzo, chercheur béninois:
« C’est une culture qui semble être marginalisée par la recherche. La plupart des programmes n’ont pas pris en compte les véritables menaces, notamment les maladies virales. Il est temps pour nous, les chercheurs, de nous dresser contre cette maladie qui sera l’Ebola des plantes ». (Le Monde Afrique)

Le groupe de chercheurs espère donc interpeler les autorités et provoquer des réactions afin de lutter contre cette infection qui pourrait, si elle est ignorée, causer une crise alimentaire continentale.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Benin Times n’es pas l’auteur de ce dernier.

Commentaires Facebook