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La première opération à cœur ouvert à Bamako relance le débat des installations sanitaires et du manque de personnels soignants en Afrique

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Première opération à coeur ouvert au MaliPremière opération à coeur ouvert au Mali
Le médécin Olivier Baron et la patiente Fanta Diarra après l’opération

(APN – Santé) — À Bamako s’est déroulée ce lundi la première opération à cœur ouvert. Cette pratique nécessitait autrefois une évacuation à l’étranger.

La question de la santé est un vrai enjeu de développement en Afrique. Dans la capitale malienne, l’opération d’une fillette de six ans victime d’une malformation cardiaque a été particulière et signe d’une grande avancée. En effet, c’est la première opération à cœur ouvert jamais réalisée au Mali.

Cette intervention très lourde nécessite au préalable de vider le cœur de tout son sang. Pour ce faire, l’équipe d’intervention doit ouvrir l’une des cavités cardiaques, mais aussi bloquer tout flux sanguin à destination du cœur. Une telle opération nécessitait jusque là et dans de nombreux pays en Afrique, une évacuation du patient à l’étranger.

L’opération a été réalisée par Olivier Baron, professeur du Centre hospitalier universitaire de Nantes. Il était assisté d’un jeune chirurgien malien, Baba Ibrahima Diarra. La jeune patiente Fanta Diarra quant à elle s’est confié à la presse avant l’opération, partageant sa joie de se faire opérer. Sa mère a aussi exprimé sa satisfaction et se réjouit du déroulement de cette opération à Bamako où la petite fille peut être assistée par sa famille.

Le secteur de la santé est souffrant

Dans de nombreux pays encore en Afrique, certaines opérations nécessitent une évacuation dans un pays où les structures sanitaires sont plus développées. Les habitants des pays d’Afrique sub-saharienne migrent souvent vers le nord de l’Afrique – la Tunisie par exemple – pour subir une opération et y faire des soins. Les plus aisés font route vers l’occident. Plusieurs présidents africains n’hésitent pas à voyager pour se faire soigner. Le président béninois Patrice Talon et le président nigérian Muhammadu Buhari sont des exemples récents.

De plus, le manque de personnels soignants qualifiés est un vrai handicap. En Afrique sub-saharienne on recenserait 10 lits d’hôpital et 1 médecin pour 10 000 habitants. L’Organisation mondiale de la santé recommande 30 lits et 7 médecins. Au Gabon, en 2016 selon un article de Sciences et Avenir, on comptait 4 psychiatres pour une population d’environ 2 millions d’habitants, composée de 9 provinces. La formation dans les spécialités fait défaut en Afrique sub-saharienne.

On peut pointer du doigt la faiblesse des budgets alloués au secteur de la santé. Des dépenses de santé 10 fois inférieures à la moyenne mondiale. Tous ces problèmes peuvent donc expliquer l’espérance de vie inférieure de 14 ans à la moyenne mondiale, les risques élevés de mort à la naissance et l’absence de médicaments dans certains hôpitaux.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Benin Times n’es pas l’auteur de ce dernier.

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