Home International Gabon : Ndaot, Maganga Moussavou et Ndémezo’o vont-ils perdre leurs postes ?

Gabon : Ndaot, Maganga Moussavou et Ndémezo’o vont-ils perdre leurs postes ?

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Libreville (Africapostnews) –  Arrivés à la tête d’institutions au plus fort de la contestation contre Ali Bongo et de la remise en cause de la légitimité du PDG dans l’exercice du pouvoir, Séraphin Ndaot Rembomgo, Pierre-Claver Maganga Moussavou et René Ndémézo’o Obiang sont sortis affaiblis des élections législatives. Leurs partis politiques respectifs sont les grands perdants de cette élection et certains d’entre eux n’auront pas le moindre élu à l’Assemblée nationale. De quoi remettre en cause leur présence à la tête d’institutions.

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Sorti avec fracas de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR), René Ndémézo’o Obiang n’était pas avare de compliments envers lui-même. Sur les plateaux de télévision, celui qui fut le directeur de campagne de Jean Ping répétait à l’envie que c’était lui « Ndémézo’o Obiang, celui grâce à qui Jean Ping avait recueilli d’aussi grand scores dans la province du Woleu-Ntem », occultant au passage le rôle joué par des personnalités comme Bertrand Zibi, Vincent Essone Mengué ou des partis comme l’Union nationale bien implantés dans cette province. A l’issue du dialogue politique d’Agondjé auquel il a participé pour disait-il, faire libérer les prisonniers politiques, René Ndémézo’o Obiang a été nommé à la tête du Conseil économique social et environnemental (CESE).

La participation des candidats de DN a plus relevé du symbole qu’autre chose

Les élections législatives du 6 octobre étaient donc l’occasion pour Démocratie Nouvelle (DN), le parti de René Ndémezo’o, de faire la démonstration de sa force sur le terrain politique du Woleu-Ntem. Que nenni. DN que son leader disait avoir fait la victoire de Ping dans le Woleu-Ntem ressort des législatives sans le moindre élu. Même à Bitam, présenté comme le fief politique de René Ndémézo’o, DN n’est pas parvenu à faire élire son candidat. Dans les autres provinces du pays, la participation des candidats de DN a plus relevé du symbole au regard des très faibles scores obtenus.

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Même constat au Parti pour le Développement et la Solidarité sociale (PDS) de Séraphin Ndaot Rembogo. Jadis bien implanté à Port-Gentil et plus largement dans l’Ogooué-Maritime, le PDS dont le président est à la tête du Conseil national de la démocratie (CND), n’a été que l’ombre de lui-même aux dernières élections. Aucun député à l’issue du scrutin et bien avant sa tenue, les candidats investis par Séraphin Ndaot se désistaient les uns après les autres au profit du Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir) sorti largement victorieux. Comme Ndémézo’o Obiang, Séraphin Ndaot et son parti ne sont pas très représentatifs, ce qui le délégitimise pour présider un Conseil où doivent s’exprimer  des partis bien souvent plus représentatifs que le sien.

Des voix s’élèvent déjà dans la majorité présidentielle s’interroger sur l’utilité de conserver à leurs postes Ndaot, Maganga Moussavou et Ndémézo’o

Nommé vice-président de la République à l’issue du dialogue d’Agondjé, Pierre-Claver Maganga Moussavou préside également le Parti Social-Démocrate (PSD). Pour l’heure seul un candidat de sa formation politique a été élu au parlement. Ailleurs sur le territoire, le PSD a fait chou blanc. Ces résultats ne seront certainement pas sans conséquence au moment de la formation du prochain gouvernement qu’Ali Bongo a déjà annoncé resserré et de la redistribution des rôles et responsabilités dans l’appareil étatique.

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Sans assise populaire, sans élu au parlement, des voix s’élèvent déjà dans la majorité présidentielle s’interroger sur l’utilité de conserver à leurs postes Séraphin Ndaot Rembomgo, Pierre-Claver Maganga Moussavou et René Ndémézo’o Obiang à l’instar du Président du Cercle des Libéraux Réformateurs (CLR), Jean-Boniface Assélé, qui a déclaré : « Où est Ndemezo’o ? Où est Maganga Moussavou ? Où est Ndaot ?  Pourtant moi je suis là ».

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Benin Times n’es pas l’auteur de ce dernier.

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